"Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre." Paul Eluard


“ L'écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre. ” Jean Rouaud

“ L’écriture est à la fois une façon d’être dans l’humanité et au plus près de l’humain. ” Philippe Claudel
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31 octobre 2025

Parole volatile...

 

Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas trop essayé à la poésie.

Pendant que j'étais en formation, des mots n'ont eu de cesse de se faire sentir.

"Des mots volatiles - Une parole volatile.." 
"Des mots volatiles - Une parole volatile.." 
"Des mots volatiles - Une parole volatile.." 

Et ça sonne, ça sonne... Non ça brûle... Les mots me brûlent... reviennent comme un refrain sans fin...

Et en l'espace d'un instant, sur des bouts des papiers... Je griffonne mon inspiration...



Quelques heures plus tard naît un poème... d'une sensation, venue de très loin.




12 avril 2025

Te déposer...

 




Te déposer...


Tu déposes des mots qui arrachent tes tripes

Dans mon lieu protégé, ta honte se dévoile

Mot à maux, pas à pas, ta chair se met à poil,

Puis tout à coup, sans maudire un silence t'agrippe. 


Dans ta voix retenue, tu t'enfonces nulle part,

Comme une bulle qui éclate et invite l'absolu.

Un calme bien étrange, un secret qui s'égare,

Puis le souffle coupé, tu te sens entendue. 


Tu t'accroches à ma voix qui maintient notre lien,

Délivrée de ta haine encrassée en dedans,

Tu jettes au dehors le mâle quotidien,

Je te tiens proche de toi, "Que veux-tu maintenant ?"


Une envie de t'extraire du temps et du monde

Retrouver la chaleur d'une couette, d'un lit,

T'enfoncer dans l'oubli, effacer cet immonde,

T'entourer toute seule d'un sommeil infini. 


Dans l'immensité de cette peine impudique,

Nos êtres se déposent en ton âme souveraine

Ta poésie du mal se dissipe en musique,

T'adoucis tous tes maux car j'en suis la gardienne.


09.10.2024

Ju'

7 avril 2025

Entre deux feuilles d'oubli

 

Le dernier en date du 05.04.2025...



Dessin intuitif. 

Mon cœur fait le point
entre deux feuilles d’oubli —
je pousse, enfin

18 mars 2025

Les 3 Danseuses & Beauté Suspendue



Durant ces années d'absence... 

J'ai acheté de l'aquarelle. Et puis un jour je me suis dis... Je ne sais pas dessiner ni peindre, c'est tellement frustrant que j'ai été prendre des cours l'année scolaire dernière. 

J'ai commencé en septembre 2023 et celui-ci est mon deuxième tableau que j'ai nommé : Les 3 Danseuses. (Peinture 50 x 70 cm) et malheureusement, je n'arrive pas à retrouver l'originale que j'ai imitée ni le nom de l'artiste. (Désolée pour lui)

Il a été crée en fonction du thème imposé : LE MOUVEMENT 


Et puis , il y a ce tableau ci-dessous (dimension A4) qui sera exposé ce samedi 22 au vernissage de la mairie de ma ville. Nous avons cette année 2024/2025 travaillé sur le thème imposé : LA GRAVITÉ. 

Ce tableau fait partie des 6 œuvres que j'ai créées et qui seront exposées et que je prendrai tranquillement le temps de vous présenter. 

Je n'ai pas choisi forcément de titre pour celui-ci. J'avais envie d'une approche plus poétique et j'ai donc choisi de composer un haïku pour accompagner ce tableau. Mais appelons-là pour l'occasion Beauté Suspendue.

En réalité, il s'agit d'une inspiration de la carte de l'impératrice du Lili White Tarot de Célia Malesville. D'ailleurs, j'en profite pour faire parler mon côté tarologue. L'impératrice, dans le tarot, c'est le potentiel créateur. La mère nourricière, celle qui prend soin et qui couve. Celle qui est dans l'énergie de mettre au monde sa création. 


J'affectionne particulièrement ces deux tableaux, car ce sont un peu mes premiers... Je me suis sentie assez dépourvue au départ lorsque je me suis retrouvée face à la feuille blanche. Sachant ce que je souhaitais imiter comme peintures, je ne m'en sentais pas la capacité, n'ayant pas encore acquis les techniques de l'aquarelle et étant nulle en dessin. Mais bon... vous savez... une part de moi adore me défier !

Cette "Beauté Suspendue" je me suis entraînée pendant des heures pour ne serait-ce réussir à faire un visage de profil potable avant de me dire : "C'est bon, je peux me lancer !"

Je me rappelle l'avoir dessiné et commencé à la peindre un dimanche après-midi de tristesse. Cela m'a permis d'être tranquille avec mon émotion tout en la ressentant à l'intérieur de moi. J'ai eu la sensation au fil de cette création de l'avoir rendue plus légère.

Tandis que les trois danseuses... je savais que c'était réalisable pour moi. Le dessin est figuratif mais les proportions du corps n'étaient pas importantes. Je pouvais donc avoir droit à l'erreur... Ou du moins me retirer la pression de la perfection des proportions finalement ! Cette peinture, d'une taille assez grande, m'a permis surtout de faire des tests avec l'aquarelle et voir à quel point cette peinture est "vivante" et mobile. Donner l'impression du volume dans les formes n'était pas encore mon objectif ! 

Mais bon, lors du vernissage j'ai été surprise de voir que ce tableau des 3 danseuses a beaucoup été prise en photo. Et la fierté d'avoir entendu une maman dire à son fils : "Je prends la photo pour m'inspirer pour mes cours." Effet bizarre assuré quand on n'a pas l'habitude de cela ! 

Mais c'était agréable, puisque de 2 peintures l'année dernière, je passe à 6 créations cette année... 

Je vous présente la suite ? 

13 février 2019

Ressenti




RESSENTI


Je t’ai ressenti…
Là, juste à côté…
Pas si loin 
De moi…

Mes yeux dans une autre direction que la tienne…
Toi…
Tu me regardais…
J’ai senti ta douceur 
Frôler secrètement ma peau…

Puis, dans un silence entre nous…
Je t’ai entendu…
Vouloir traverser
Cet espace-temps…

Ton âme est venue caresser la mienne…
Comme si…
Nos souvenirs s’effaçaient…
Comme si…
Je t’entendais me susurrer 
Notre instant irréel…

Mais, il ne reste plus
Que la tendresse d’un amour…
Enterré…
Entre toi et moi…



 
Ju'lyn

10 décembre 2018

Quand sert l'émoi...


Merde ! Merde ! Merde !

Voici les seuls mots dont je suis capable ce soir !



Mon ventre me brûle…

En cet instant où l’émotion chavire dans la tristesse… En même temps que vibre mon immense gratitude… Pour des mots gravés dans la synergie d’une certitude… L’instant présent ne se cherche pas… Il se vit et puis voilà !

Des graines de soleil sont venues
Comme des perles de pluie se déposer sur ma joue…
Je n’en suis pas encore revenue…

Vois-tu, pour quoi les mots me brûlent les doigts… Du sourire aux larmes, d’un message qui désarme… Je reçois en ce jour l’idée de notre belle rencontre… Pour une triste course désormais contre la montre…

Des graines de soleil sont venues
Comme des perles de pluie se déposer sur ma joue…
Je n’en suis pas encore revenue…

De ce que je peux, de ce que je veux… Je fais du temps qu’il reste une douce violence… Et dans l’étendue de mon amour, je bouleverse l’écueil du jour… Pour accueillir ce que j’aime de toi… Dessiner tes sourires, ton regard pleine de tendresse puis me laisser transporter par la lumière de tes mots… 

Quand sert l’émoi…













31 mars 2018

Timidement...


Timidement 

Je reviens sur mes pas...

Tu vois...

Juste là...

Car j'ai laissé tomber... 

Un gros morceaux de qui j'étais...

J'ai fait un choix...

D'aller vers ce que je ne suis pas...

Rencontrer des histoires...

Qui ne me ressemblent pas...

Vivre des expériences...

 Qu'autrefois je ne voulais pas...

Dans l'envie et le besoin

De me confronter à une autre vie,

Découvrir où sont mes vraies limites,

 Réaliser ce dont je suis capable...

Et de ressentir profondément,

Quel que soit l'endroit où je me trouve,

Quelle que soit la situation que je m'impose

J'ai le pouvoir de créer ma vie,

La capacité de la transformer,

De lui donner du goût et de la saveur,

Même lorsque les nuages sont gris,

Tout m'est aujourd'hui possible,

 Quand tout part de la puissance de mon cœur.


C'est drôle cette sensation de revenir après quelques mois de silence... Alors que Délia a gardé la maison... tout en s'occupant de la sienne...
J'ai cette drôle d'impression qui me traverse et qui me dit... As-tu encore ta place ?  
Pourras-tu à nouveau suivre le flow ? 

Alors... Timidement, je reviens...
Sur mes pas...

💝💝💝 Merci à Délia d'avoir fait vivre ce lieu durant ces quelques mois. 💝💝💝

Ju'Lyn

18 décembre 2017

Mes vers déterrent... (Défi d'écriture Lakevio)





Et voilà, un nouveau lieu pour tenter de réveiller mon inspiration... Un nouveau lieu qui animera peut-être mon envie d'écrire...


Défi : alexandrins, octosyllabes, rap ou rimes ! Treize à la douzaine ! On pêche en vers ce matin... Longues ou courtes, riches ou approximatives, abracadabradantesques ou résonnantes de vastitude, drôles ou touchantes, les rimes sont à vous !
Pour la première fois, la rime imposée reste à votre choix. Mais essayez d'en tirer treize lignes !

Rime choisie :  RIME INTERNE

Les vers déterrent

Temps lointain, incertain, années de profusion,
Où un rien, mais si bien, pouvait sublimation.
Quelques maux, juste un mot, danser avec les sons,
Un peu chaud, un peu trop, mesurer les abscons.
Le secret, imparfait, s'amusait de la rime
Mais abstrait, sans concret, tous les vers étaient crimes.

Il s'en vient à ce jour, journées de nostalgie
Quand naissaient des quatrains à le lueur de la vie...

Temps lointain, incertain, années de profusion,
Dans un coin, en chemin, tout était collision.
Quelques maux, juste un mot, danser avec les sons,
A l'assaut, en sursaut, en faire des chansons.
Le secret, imparfait, s'amusait de la rime,
Le portrait à la craie s'effaçait de l'intime...

Ju'


17 décembre 2017

Par delà la fenêtre...




Quand dans le ciel

S'impose sans un bruit

L'explosion orangée...



Juste quelques minutes

Avant que tout ne s'assombrisse

Sur un coucher de nuage....

 

 

Samedi 16 décembre - 16 h 45

 

Ju' émerveillée.

10 novembre 2017

Ces amours...







Où sont-elles passées ces amours le sais-tu ? 
Celles qui reviennent de façon incongrue
Déclarant de leur flamme ce qu'elles sont devenues
Ces amours que tu as si longtemps retenues...

Ces baisers volés, déposés, comme des caresses
Se sont envolés vers d’autres tendresses…
Des souvenirs, quelques traces de ce qu’il reste
Des mots tissent les larmes des derniers gestes.
Consommées puis rayées d’un trait maladroit,
Le beau ne loge à nul autre endroit.

Où sont-elles passées ces histoires anciennes, 
Qui surgissent chaque fois telle une rengaine,
Celles qui s’évanouissent d’un revers de cœur,
Qui blessent quand meurt chaque parcelle d’ardeur ?

Ils sont là tous ces hommes aimés
Qui n'ont pu te parfaire à leur image
Ils sont là tous ces hommes passés
 Qui n'ont pu suivre ton voyage
Ils sont loin tous ces hommes déçus
Qui n'ont été que de passage,
Ils sont souvenirs ces hommes déconvenus
Car ces amours n'étaient qu'un doux mirage...

10.11.2017
Ju'


Un peu d'indulgence... voilà longtemps que je n'avais pas écrit en vers...






21 octobre 2017

Nostalgie du travail




Parce que, en cet instant, un brin de nostalgie vient caresser mes souvenirs... Et je repense à ces familles que j'ai eu la chance de rencontrer, d'accompagner, de soutenir juste en me tenant à leurs côtés... 

Je repense alors à ce parcours du combattant, que beaucoup de familles vivent pour avoir une place en institution, en plus du deuil de l'enfant imaginaire pour cet enfant réel... handicapé, dont l'autonomie est amoindrie, dont la déficience intellectuelle est lourde... 

J'ai souvent été touchée par la force qui émanait de ces parents, dans leur cheminement, leur combat, leur faiblesse, leur fatigue...  et je repense à ce texte que j'ai écris pour Kaléïdoplumes, en m'inspirant d'eux...


Répondez à la question :

" Qu’y a-t-il de beau en cela ? "

Avec cette phrase à insérer dans votre texte:
"Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime."

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Avec ton visage difforme au regard si souvent délié, tu frappes et cries puis tu pinces et griffes. Assise au sol, sans cesse à rompre ces objets contre ton menton, je suis plantée là à te regarder faire et tous ces mots que je ne peux dire traversent mon corps de femme.
Je ne m’attendais pas à toi. Tu es arrivée sans même prévenir et éveilles en moi une émanation de sentiments contraires. Oh mais que peux-tu donc provoquer d’autre chez moi ?
Je ne savais pas quoi faire de toi… J’étais si jeune… Je ne suis pas ta mère, tu ne peux pas être ma fille. Et sur ce lit froid, je t’ai si souvent laissé pleurer sans sourciller. Je ne pouvais pas t’entendre car je ne n’arrivais même pas à te pleurer. Je ne peux pas m’identifier à toi, tu ne pourras jamais t’identifier à moi. Tu n’es pas celle que j’attendais… Je ne voulais pas de toi. Mais pourtant tu es là avec ce corps qui est le tien… avec notre vide et tous nos riens. Puis la pitié des autres se transforme en absence, les amitiés glissent vers le silence. Je suis seule avec toi à soutenir nos échanges, à tenter de comprendre ces goûts de rance. 

« Qu’y a-t-il de beau en cela ? »

Sur le fil on se tient et tu maintiens dans tes gestes le peu de vie qu’il me reste. Puis le temps se remet en route lorsque mes doutes laissent place chaque jour à des grains d’amour que tu m’offres dans l’étreinte de tes sourires, dans l’apothéose de nos rires. De la rage au partage, les écueils que l’on cueille se transforment en tendresse et d’une douce caresse dans tes cheveux que je tresse, tu deviens Vie, je deviens Mère, oh sais-tu comme tu m’es chère ?
Ma tendre enfant, j’aime à penser que malgré nos colères, quand ta voix chantonne quelques airs, une idée désormais se dépose à l’orée de nos matins, à la floraison de nos lendemains « que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime » dans nos deux cœurs qui enfin s’animent.



Ju'                      



28 juin 2017

Verres de séparation...




Verres de séparation...


Il y a tant de mots que mon cœur voudrait vous souffler
Afin d’esquisser tout ce que ces 5 années m’ont apporté…
Mais c’est bien la première fois de ma vie,
Que je ressens l’impuissance des mots
Qui en ce jour me font vraiment défaut…

Je suis loyale et très fidèle envers les personnes que j’estime, c’est ce qui fait que je suis encore là pour partager avec vous nos dernières heures intimes…

Sasse se résume à tant de choses…
Des rencontres, des rires et des larmes…
Quelques secousses, des réussites
Mais aussi des moments qui désarment…

Aujourd’hui pour moi il n’y a pas de chef, pas de binômes…
Mais il y a toi, il y a moi, il y a nous…
De grandes âmes logées dans l’esprit d’un môme…
Et qui recouvrent toute mon admiration
Vous êtes de belles rencontres en humanité.
A l’occasion je continuerai à la raconter.

Car avec vous j’ai ri, avec vous j’ai pleuré…
Et à vrai dire, je ne m’en suis jamais cachée…
C’était si facile d’être simple et d’être vraie
Cette complicité entre nous que je n’oublierai jamais.
Même mes défauts et mon manque de tact
Ont eu de la valeur pour moi à votre contact….

J’aimais me lever le matin pour venir vous rencontrer
Avec vous continuer jour après jour à m’accorder
Pour ensemble partager des valeurs communes
Même dans nos mauvaises phases de la lune.

J’aimais m’émerveiller à vos côtés !
Me laisser porter par les moindres petits progrès…
Croire avec vous aux champs des possibles,
Que nos rêves pour ces enfants étaient accessibles…

Quand je nous imagine une dernière fois toutes réunies
Je me dis vraiment que c’est un beau gâchis !
Et même si nos chemins petits à petits se séparent
Même si nos routes vers ailleurs se dessinent
L’aventure que nous avons vécue ensemble
Est celle qui aujourd’hui nous rassemble.

Et de tout cela je ne regrette vraiment rien…
Car plus tard en ressortira quelque chose de bien…

Je retiendrai seulement que vous aviez été ma force
« Car seule on va plus vite mais ensemble on va plus loin… »
A cette expression, nous n’avions pas fait d’entorse
Et de ce futur souvenir, j’ai envie d’en prendre soin…


 A mon équipe, ma chef et mes anciens collègues...



Ju'









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