"Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre." Paul Eluard


“ L'écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre. ” Jean Rouaud

“ L’écriture est à la fois une façon d’être dans l’humanité et au plus près de l’humain. ” Philippe Claudel
Affichage des articles dont le libellé est Ju'. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ju'. Afficher tous les articles

25 février 2023

Ma mémé de 99 ans est de sortie !

 


Ma chère July.


C’est la 3ème fois que tu viens vers moi en 6 ans. Et tu sais, je crois que je n’ai pas bien beaucoup changé de position. ET je crois que tu pourrais me comprendre amplement car il s’agit du même positionnement que tu as concernant le fait de connaître l’avenir. Je sais que tu le sais, mais c’est drôle comme à chaque fois, j’ai besoin de te le préciser. Comme si, je te mettais déjà la limite, celle de ne jamais me demander : "Alors, dis-moi ce que je dois faire pour être heureuse ? ou pour ne pas souffrir ?"


Ce n’est pas parce que je connais ton chemin que tu la vivras si je te la racontais. Il y a trop de possibilités dans les directions et les choix que tout peut changer du jour au lendemain. Là-dessus, tu vois, je n’ai pas changé.


Mais toi par contre, ma foi, tu en as fait un sacré bout de chemin n’est-ce pas ?


J’aimerai vraiment, mais là VRAIMENT, que tu prennes le temps de t’en rendre compte. Parce qu’en réalité, tu es une femme qui vit et qui fait et qui ne prend probablement pas assez de temps pour regarder ce qu’elle fait. Tu ne te rends pas compte à quel point tu es unique et que tu fais des pas que nombreux n’oseraient pas.


Et toi, tu te focalises sans arrêt sur ce que tu pourrais faire et ce que tu aurais pu faire de mieux !! [ça me chagrine un peu...]


Oui ça te paraît étrange que je te dise ça, je le sais, parce qu’au quotidien, tu ne t’en rends pas compte. Tu es là, tu agis, tu réfléchis, tu constates, tu ressens, tu évalues, tu t’adaptes et tu fais tes pas les uns après les autre. Aussi anxieuse que tu as pu l’être, tu as souvent fonctionné comme ça. ET puis ensuite, il arrive ce moment où tu as assez avancé, et tu te prends un mur et tu forces le chemin alors que le chemin continue sur la droite ou sur la gauche.


Je sais que tu es en train de te rendre compte petit à petit à quel point il est bon et il est doux de pouvoir se laisser porter par l’énergie de la vie et de suivre le flow. Se cogner contre un mur en soi n’est pas grave, et tu le sais, mais ce mur se dressera toujours devant toi à chaque fois que tu fais une mini-crise et que tu restes en lutte contre ce que tu vis. Tu en as conscience, mais il est bon une fois encore de te le rappeler et te le dire.


En ce moment, tu fais de riches expériences, vraiment. Et tu avances à tâtons dans tes projets. Je sais que ce n’est pas toujours confortable d’avoir du brouillard à quelques endroits et qu’il est parfois nécessaire de faire des choix sans savoir où est-ce que ces choix te mèneront. J’ai envie de te dire que ça, "MAIS tu te rends compte à quel point c’est une force à l’intérieur de toi ?"  Tu as deux directions, et sur ces deux directions, tu ne sais pas où ça te mènera concrètement. Mais tu es aujourd’hui en capacité de te dire, “Shit ! Je choisis une direction et je tente l’expérience !”


Tu te rends compte July à quel point tu as appris à vivre une spiritualité incarnée par moment ? Tu en as presque fini avec les affirmations positives désincarnées et toute la spiritualité NEW ÂGE où les gens se perchent sans savoir vraiment redescendre sur terre. Tu as cette chance de pouvoir vivre perchée et incarnée. C’est ce qui t’aide aujourd’hui à avancer avec plus de sérénité, de foi et beaucoup plus d’acceptation et de permission.


Il était temps en même temps. Sache que pendant que certaines, arrivées à ton âge, commencent à faire des crises de milieu de vie, toi tu es en train d’expérimenter la vie en toi sur un chemin, qui tu ne sais pas où il te mènera mais, où tu apprécies le chemin.


Ok tu as peur.
Ok parfois tu doutes.
Ok parfois, tu te dis “allez je ferai bien du prédictif avec mon tarot.”
Mais tu as bien vu que même si les fois où tu l’as fait, les choses se sont réalisées, cela ne signifie pas que cela te fait du bien. Au contraire même, c’est angoissant. 

Angoissant de savoir si tu vas vivre quelque chose de bien ou de malheureux.
Angoissant de savoir la suite.
Angoissant de ne pas rester curieuse du mystère de la vie.
Parce que tu as intégré que le mystère, il est aussi en toi. Et tu te découvres au fur et à mesure de tes expériences, de tes rencontres.
Tu as la conscience de pouvoir dire que tu te connais suffisamment pour avancer avec foi ET QUE tu ne te connais pas assez pour vouloir encore aller te rencontrer.


Sois vraiment fière de toi July. Vraiment, car tu sais d’où tu pars. Tu pars de tellement loin. Et regarde ces derniers temps le nombre de personnes que tu as inspirées. Ces personnes qui te suivent et qui te disent que tu oses ce que beaucoup n’oseraient pas. Que tu leurs permets d'y croire.
Toi, celle qui avait si peur de tout autrefois. Et rien que pour ça je te remercie.


Pourquoi ?
En regardant moi aussi en arrière, je vois d’autant plus le chemin parcouru. Je vois d’autant plus toute l’énergie que tu as donnée dans ta vie pour avoir tenu si fort dans la main ton fil rouge. Car moi-même je comprends une chose, et je vais te le partager… Quelles que soient les tempêtes extérieures, quelles que soient les difficultés que tu vas rencontrer, quelle que soit la conjoncture économique… Tant que ce fil rouge tu l’as dans la main tout peut avoir une forme totalement différente...
Tant que ton fil rouge devient ton fil d’or.


Ne le lâche jamais ce fil. JAMAIS.


Il t’a sauvée de tellement de choses, de tellement de conflits, de tellement de crises. Il t’a permis de traverser une sacrée partie de vie. Je te remercie July de me permettre de le regarder à nouveau, moi qui suit plus proche de la mort aujourd'hui.
Je suis en paix car je sais avoir fait de mon mieux toute ma vie. Je suis en paix car je sais que la vie n’attendait rien de moi. Je suis en paix car je sais qu’ensemble, nous ne faisons qu’exprimer qui nous sommes. Et ça crois-moi c’est tellement fort ! Car ils ne sont pas si nombreux les personnes qui arrivent à le faire… Surtout aussi intensément que nous.


Continue ma chère July.
Vis. Laisse-toi porter.
La vie n'attend rien de toi. 
Avances et permet-toi d'être imparfaitement toi-même.


Et j’ai juste envie de te dire une dernière chose avant de te laisser…
Si tu veux te voir au même âge que moi.

 
Bouge ton cul !


Bye et prends soin de toi.
Je nous aime à tout jamais.



July, de 99 ans.



21 septembre 2022

L'art de s'éprouver


 

The Queen of Swords
The Queen of Swords,
The URBAN TAROT de Robin Scott


*****************************

Sur un défi que j'ai lancé dans un groupe de partage est né "L'art de s'éprouver."

J'ai proposé aux participant.es de se raconter en 100 mots avec le tarot. 

L'idée est qu'iels prennent le temps d'observer la carte, de la ressentir. D'être attentif-ves aux émotions qui émergent, aux sensations. Et de voir ce que ces perceptions émotionnelles et sensationnelles viennent raconter de nous-mêmes.

La règle est donc d'écrire un texte en 100 mots (avec un écart de 2 mots !), se raconter dans sa vérité et lui donner un titre. 

Cette carte est la carte du 4ème jour de ce défi, et j'ai eu envie ce jour d'écrire dessus. 

*****************************


L'ART DE S'EPROUVER. 

Assise dans l’atelier de ma vie, je regarde les yeux rivés vers le vide mon monde intérieur. A cet endroit, j’aime me rappeler que ma force créatrice et libératrice se trouve dans la transcendance de mes émotions et de ce que je vis. Lorsque je crée pour moi, que ce soit en écrivant, en créant des offres ou encore en créant des journaux de collage, j’ai l’impression de faire sortir hors de moi ce qui n’arrive pas toujours à se dire. Je reste la reine de mes ressentis dans la profondeur de ma créativité. Je m'éprouve et je suis.

(100 MOTS)





22 août 2022

Une autre vie...

22 Août 2022.



Il y a 11 mois... jour pour jour...

Je reçois un coup de fil provenant de l'Australie. C'est le cousin. Je sais qu'il ne va pas très très bien. Alors quand le téléphone sonne à 7h du matin et que cela te tire de ton sommeil. TU SAIS.

Tu sais que cet appel est porteur de mauvaise nouvelle. Je m'attendais à ce que ce soit lui, qui pleure au téléphone me disant : "July j'en ai marre, je veux mourir." 

Mais non... il m'a dit en s'étouffant..."C'est Thomas ! C'est Thomas ! Il est mort !"

Sortie de nulle part. Thomas. Alors qu'il était sorti de la tête de tout le monde durant cette période de rentrée... Il met fin à ses jours. 

Dans cette tragédie... je constate quelque chose de déroutant... Pendant que tout le monde vit un drama familial et émotionnel. Je ne pleure pas. Je n'ai pas mal. Je me sens insensible et impassible. Je ne comprends pas. 


Je ne sais comment dire, car cela fait des mois, presqu'un an en réalité que je retiens à mon insu l'émotion et la tristesse de cette perte au fond de moi. J'ai l'impression d'avoir perdu quelque chose sur le chemin. Même dans ma capacité à profiter de moments présents et merveilleux. J'ai perdu quelque chose. 

Mes émotions et mon pouvoir de ressentir la souffrance. Comme si j'avais forgé un château fort autour de mon cœur et qui m'empêche de pleurer, de ressentir, de souffrir, de me laisser traverser par la peine et la souffrance. Et bien entendu, les choses se sont cristallisées à l'intérieur de moi. Je me laisse moins traverser. Je ne plonge plus dans mes ressentis. J'AVANCE. Je mets un pied devant l'autre. Je prends les coups et j'avance sans savoir ce qui me retient de vivre pleinement parfois. 


Il y a quelques jours, en stage chez Franck Lopvet voilà une idée qu'il a partagé et qui a fait un tour dans mon être : Ce qui t'a fait entrer dans le développement spirituel/personnel c'est ce qui t'amène aujourd'hui. Tu crois que tu avances, que tu règles tes problèmes, tu as beau faire le tour de la question,  tu es encore avec ce même problème. 



Alors je me suis regardée il y a 10 ans en arrière, 2011. Cette période de ma vie où j'ai commencé à m'intéresser à la spiritualité, à intellectualiser, mentaliser mon expérience de vie au lieu de juste la traverser comme je le faisais si bien jusqu'à lors. 

Je venais de me séparer. Je cherchais à comprendre pour moins souffrir, moins avoir mal, pour pouvoir accepter d'être dans cet amour inconditionnel et dans cette acceptation de la vie. Alors que j'avais seulement besoin de pleurer, de vivre ma souffrance. 

J'avais 26 ans et je sortais d'une relation amoureuse dans laquelle je m'étais engagée à 21/22 ans, avec un homme qui avait deux enfants. Tu vois, j'ai eu beau faire le tour de la question, tordre l'histoire, les enjeux, mettre du sens à cette rupture parce que je ne comprenais pas pourquoi cette histoire restait-là comme un boulet accroché à mes pieds et m'empêchait d'aimer totalement, entièrement comme j'ai toujours pu le faire. 


L'émotion c'est une information ressentie qui se cristallise à l'intérieur de toi si tu ne la vis pas. 

A cette idée entendue, je vois apparaître le visage de deux enfants. Et j'ai compris à cet instant-là que le nœud de ma problématique était-là. Que deux personnes qui ne s'aiment plus, ne veuillent plus continuer le chemin ensemble est concevable. Mais, rompre le lien avec deux enfants que j'aimais et qui m'aimaient et ressentir une telle douleur était indicible. Je n'avais aucun droit, ni de les revoir, ni de leur dire combien je les aime et combien ça fait mal. Cela a créé cette cristallisation à l'intérieur de moi. J'avais mal, mal de ne pas pouvoir continuer à partager avec eux, à les aimer comme je les aimais durant ces années de vie commune. Du jour au lendemain, il n'y avait plus rien. Le silence d'un appartement.

Comment pleurer cela ? Cette violence était impensable. Et les croyances à cette époque que j'avais m'ont enfermée et empêchée de pleurer. 

"Ca va ! T'es pas leur mère !", "Tu n'es rien aux yeux de la loi.", "Pour qui te prends-tu ? tu n'es rien." 

En écrivant ces phrases. L'émotion me monte et c'est bien elle qui est restée cristallisée depuis tant d'années. J'ai été touchée dans cette mère potentielle que chaque femme peut incarner en elle, qu'elle soit mère ou non. J'ai sentie cette mère en moi à qui on arrachait des enfants qu'elle a tant aimés. Je ne pouvais pas l'admettre car je n'étais pas leur mère. Cette souffrance, cette douleur indicible, ce déni de soi. Personne, ni même moi, était en mesure de le voir à quel point dans cette rupture j'avais mal de quitter les enfants. Je suis restée là, dans cet état de sidération, d'incapacité à caser cela quelque part. Comme si il était impossible de poser des mots dessus.

C'est l'indicible que j'ai arrêté de pleurer et de ressentir. C'est ce que la vie m'a arrachée que je ne pleure plus. Et en posant les mots, c'est aussi à cet endroit que les larmes me montent. 

J'ai rouvert les vannes durant ce stage. J'ai pleuré la July-mère à qui on lui arrache l'amour des enfants. J'ai pleuré ces 10 années où mes histoires de cœur ont été perdues parce que je n'ai pas trouvé d'espace pour pleurer cette peine. Où j'ai rejeté chaque homme avec un enfant, chaque homme souhaitant avoir des enfants. J'ai pleuré cette mère que je n'ai plus jamais voulu être ni devenir. J'ai pleuré mon cher cousin Thomas. J'ai pleuré et je continuerai de pleurer dès que l'émotion se présentera à moi. 

Aujourd'hui, je me donne tous les droits. Il en aura fallu du temps. Je me suis donné les moyens, il n'y aura plus d'indicible qui ne pourra se dire chez moi.













27 octobre 2018

Je pressentais... l'Amour



C'est au milieu de mes révisions de droit que je viens me poser un instant ici... Une puissante énergie me parcourt le corps depuis quelques jours. Cette tension si palpable, agréable, douce et fougueuse à la fois a besoin d'être satisfaite par les mots.

Au mois d'Août dernier, suite au stage que j'ai effectué sur la reconnexion à sa féminité divine (ou quelque chose dans le genre, je ne m'en rappelle plus), un message clair et puissant m'avait alors traversé. J'étais allée chercher une sorte de pansement, le dernier qui me manquait, pour refermer la plaie de mon traumatisme d'enfance. A la fin du stage, une énorme vibration me faisait répéter les mots suivants... "Je sais qu'il arrive... l'Amour..." Je le criais même à mes co-stagiaires qu'il arrivait, sûre de moi. Certaine que ce pressentiment était réel, que je ne pouvais pas me tromper. Une sorte d'intuition !

Mais, je crois qu'en réalité, bien que je le ressentais profondément, je sous entendais également... "Ma foi ! Je suis prête à me laisser aimer.". J'étais en effet prête surtout à me l'autoriser. Mais, je visualisais réellement la présence d'un homme dans ma vie, réellement, comme s'il était déjà là... Bien que je vous ai parlé une ou deux fois de mon intention de trouver l'Amour (du couple évidemment !) je n'étais pas dans une recherche obsessionnelle. Et bien au contraire, j'avais posé cette intention, sans le chercher. J'avais posé cette intention, pour faire le point sur ma vie amoureuse, et notamment sur mon parcours de femme, d'enfant à travers mes liens d'amour, d'affection... Mais, je ne le cherchais pas, je me préparais à l'accueillir...

Aujourd'hui, j'ai des papillons dans le ventre, je me retrouve après de longues années de pause à revivre ce moment agréable de la séduction, je me surprends plus entreprenante que je n'ai pu l'être autrefois, fière d'être qui je suis avec mes belles petites rondeurs. J'aime l'idée de savoir qu'un homme est entré dans ma vie parce que je me sens prête à la Vraie Rencontre. C'est bien la première fois de ma vie que cette rencontre ne se fait pas sur la recherche d'une béquille, sur ma position de victime ni sur mon envie de trouver un sauveur ! 
C'est la première fois que je reste tout à fait la même, toujours aussi sincère mais surtout sans que je n'ai à surjouer, à porter de masque, ni à montrer de moi que la belle part de qui je suis.  

J'ai perdue l'effervescence de ma jeunesse, l'insouciance de me lancer dans une histoire en la pensant être celle qui sera L'HISTOIRE de ma vie. Je n'en suis plus là. Je ne me projette pas dans l'illusion, ni dans des espoirs projetés chez l'autre. Non. Je sens là-dessus que j'ai grandi. Je ne suis plus la même. Plus sage peut-être... Cet homme est de loin le plus différent des hommes que j'ai rencontrés. J'ai réussi à passer à travers le filet de ces hommes qui aux premiers abords m'attiraient mais qui avait souvent le même "profil psychologique", bien que nombreuses fois j'ai eu des occasions, j'ai préféré mon célibat que de répéter des schémas incessants. Je ne veux plus sauver, ni guérir personne, j'ai accepté avec humilité que je n'avais pas ce pouvoir-là. Sous une autre forme, je me suis respectée. Enfin !

J'aime l'idée pour le moment de vibrer, d'avoir quelqu'un à qui penser, avec qui partager et rire. Avec cette envie irrépressible d'assouvir des désirs que j'aime également laisser languir... Je pressens une possibilité de communication bienveillante, basée sur une écoute mutuelle...  mais bon, pour le moment, seule face à mes révisions, c'est l'image de son sourire généreux qui se dessine... 

Ju'Lyn est donc sous le charme !! 


24 juin 2018

Pardon, amour & gratitude.




Après un grand mois bien silencieuse ici-même, je reviens faire le point sur ma situation. Je suis consciente que le temps passant, je suis bien moins présente ici pour vous, pour les auteurs blogueur/euses que j'aimais tant lire. Néanmoins, il m'a été difficile de pouvoir me concentrer sur la blogosphère alors que j'avais tant à travailler de mon côté. Ma chère Délia a même dû continuer sa route tranquillement sur son propre blog et je suis ravie de savoir qu'elle écrit toujours. 

De mon côté, j'espère que vous n'en prendrez pas ombrage de ce silence et du peu d'intérêt que je vous ai porté ces derniers temps. Je ne suis même pas encore sûre de revenir vraiment. Juste que je ressens le besoin aujourd'hui de poser des mots, parce que je ressens en moi qu'il y a beaucoup de choses en mouvement dans mon for intérieur. 

Il m'est difficile de trouver de l'harmonie, et d'avoir la capacité à être présente pour l'Autre lorsque moi-même je suis dans une période assez mouvementée. Il m'a été important de me recentrer et de chercher à rééquilibrer mon monde. 

Depuis la dernière fois où je suis passée par ici, j'ai énormément avancé sur mon intention de rencontrer à nouveau l'amour sur mon chemin. J'ai fait un travail extraordinaire que je ne pensais pas faire il y a quelques temps. 

Suite à mon licenciement économique, lorsque les choses se sont posées, que la vie a repris son rythme, j'avais perdu la foi. Il me manquait beaucoup de vibrations. Les jours se déroulaient, et je perdais le sens. 

Alors que j'avais tracé un chemin quasiment tout fait, ce licenciement est venu d'une certaine façon déséquilibrer tout cela. Non pas que j'étais au fond du trou, non pas que je n'avais plus de rêves, au contraire même, ils se sont à nouveau réveillés lorsque je n'avais plus rien qui me tenait. 

Cependant, je marchais sur un fil de Soi. Comme un funambule, un pied devant l'autre, j'essayais de rester centrée pour avancer. J'avais donc besoin de me confronter à nouveau à moi-même, à me désengager vis à vis des autres, de prendre de la distance. Et cela dans le but de pouvoir à nouveau mieux revenir. Je sais être dans une période de vas et vient. Mais je sais que cela n'est pas encore tout à fait terminé. Étant donné que les choses bougent, tout est impermanence, j'apprends désormais à vivre avec ce paramètre dont je n'avais pas réellement conscience jusqu'à lors.

Oui, je suis vraiment lente à la détente. Mais je crois que je suis malgré tout dans la force tranquille. J'avance. Et après tout, c'est cela qui compte le plus. 

Durant ces derniers mois, j'ai pris le temps de m'observer, de m'ausculter, de m'explorer dans les profondeurs de mon âme. Il me semblait fortement que ma capacité à entrevoir le positif de chaque situation me rendait un peu aveugle, un peu dans la dénégation. Sachant qu'il y avait des choses à travailler, tout en ne voulant pas vraiment y aller par peur de faire face à ma part d'ombre. 

Mais la peur, l'angoisse, j'ai appris avec les années à la dompter et à ne pas rester figée ni tétanisée face à elle. Et grâce à cela, je commence à nouveau à entrevoir l'éblouissante lumière qui m'accompagne. J'ai retrouvé la foi. Spirituellement j'ai encore grandi, je touche de plus en plus du bout des doigts l'Amour. Mon cœur s'est à nouveau ouvert et me semble encore plus grand qu'avant.


J'arrive enfin à ce moment charnière où je suis prête à dire Adieu à mon passé. Avec l'envie d'exprimer autant mon pardon, mon amour et ma gratitude pour tout ce que j'ai vécu. 
Je me sens prête désormais à rompre les liens qui m'ont retenue trop longtemps dans les "Et si...", les " Comment est-ce que j'aurai pu faire différemment ?" et lâcher enfin cette fameuse culpabilité et cette frustration liée à la toute-puissance inatteignable.  

J'ai donc enfin réussi, avec mon âme toute entière à m'apaiser face à ces 10 dernières années vécues. Je me retrouve aujourd'hui à être dans un amour inconditionnel. Pour lui, Mister poète et chapeau de paille, revenu au moment d'apprendre mon départ et à qui j'ai tourné le dos. Pour mon ex-employeur et la manière dont ils ont géré notre service et notre licenciement. Pour tout le bonheur que j'ai vécu également et dont j'ai été trop nostalgique ces derniers temps. 

J'ai réellement pris le temps de me regarder, de m'apporter autant d'amour, de douceur et de tendresse pour moi-même. J'ai la certitude bien ancrée désormais que cela ne pourra que se décupler davantage. Il ne m'est plus possible de rebrousser chemin. J'avance réellement.

Je ressens désormais en moi être portée par une énergie de Vie incroyable. Celle-ci va me permettre de tracer ma route, d'accueillir encore mieux les évènements de ma vie. Et sans aucun doute possible, de rencontrer enfin cet homme. Je me sens dans la complétude, je me sens entière, j'habite mon corps et mon Être tout entier vibre la sérénité en ce jour. 



Je le sais, je n'ai plus le moindre doute.
Je suis un Être pleine de lumière et d'Amour. 
Et l'Amour va bientôt arriver à moi.

Ju'Lyn

 

 

 



20 mai 2018

Lettre à l'Univers...

Cher Univers,

Dis-moi, pourquoi ai-je tant de mal à t’écrire ? Pourquoi penses-tu que je résiste tant ? Les choses sont pourtant très claires dans ma tête désormais et pourtant tu vois je n’arrive pas encore à m’accorder le droit de mériter tout ce que je visualise déjà en moi.
C’est comme si quelque chose bloquait, que je me l’interdisais… et qu’il me reste des pensées qui sont de l’ordre du rêve… avec ce brin d’utopie… et pourtant si simple.

Tu vois Univers, j’ai la boule au ventre aujourd’hui parce que je me rends bien compte que j’ai peur de ma lumière… Comme si j’attendais que quelqu’un quelque part me dise « Mais vas-y fonce ! » … Et encore, ce n’est certainement pas cette attente-là lorsque j’y repense… Car elles sont nombreuses les copines à me dire que je le mérite de rencontrer cet homme, que j’ai ce qu’il me faut…

Alors pourquoi ? Est-ce parce que cet homme qui m’est destiné n’est pas encore prêt ? Ou est-ce moi ?

Pourquoi je n’arrive pas à l’intégrer ? A le ressentir entièrement, pleinement ce que j’ai déjà conscientiser ? Que dois-je donc comprendre de ce blocage ?

Ce n’est pas comme si je n’apprenais pas à m’aimer. Ce n’est pas comme si je ne m’accordais pas du temps pour faire de mon mieux et prendre soin de moi. Qu’est-ce qui fait donc que je n’ai pas encore suffisamment ou pleinement confiance en moi ?

Penses-tu que cela provient de l’amour que je n’ai jamais reçu, que mon apprentissage n’est pas encore terminé ? Et pourtant, je ressens du plus profond de mon être avoir déjà fait des pas de géant. Et si tu savais à quel point je suis dans la gratitude pour cela.

Univers, je te le dis. Entre nous, je suis prête à recevoir ce que tu penses que j’ai encore besoin de vivre pour continuer à avancer sur mon chemin. Tu sais, je n’ai plus peur. Je n’ai plus peur de ce que tu me réserves, ni de comment je vais vivre et traverser les expériences à venir. J’ai vraiment confiance en toi…. Et toutes ces questions que je te pose, je t’assure que je n’attends pas de réponse car je sais également qu’elles viendront en temps voulu. Néanmoins, je voulais te les poser, parce que c’est ma demande aujourd’hui… Présente-moi les situations nécessaires pour me permettre d’y répondre. Je suis prête à recevoir pour que tu puisses encore mieux éclairer mon chemin. L’idée d’avancer dans le noir aussi ne m’empêche pas de me sentir sereine car je ne suis plus du tout dans l’attente. Je ne suis plus « dans l’espoir de… » JE SUIS. Tout simplement. Avec ce qui m’anime et ce qui me touche, avec ce qui me tracasse et ce qui me met en joie.

Tu le sais que j’ai déjà tout en moi. Je le sais aussi. Mais je te demande de me permettre de m’autoriser bientôt à l’exprimer pleinement. Sereinement. Entièrement. Et de laisser la lumière entrer complètement en moi… Que cette lumière parcoure mon corps ! Que cela puisse jaillir encore et toujours à travers moi.  Fais-en sorte que je puisse ressentir du plus profond de mon être cette puissance d’amour, la foi en la vie. Parce que tu sais, je la reconnais maintenant mais elle ne reste pas suffisamment longtemps en moi. Je veux pouvoir la vivre plus longtemps, et lorsque lorsqu’elle part, qu’elle puisse revenir plus facilement, que j’ai moins à faire pour que cela soit plus simple et plus fluide au quotidien… Je te l’accorde, cela l’est déjà… Mais pas encore suffisamment à mon goût.

Permets-moi chaque jour de m’aimer encore davantage. Permets à mon cœur de continuer à aimer et à moins douter de ce que je suis et de ce dont je suis capable. Permets-moi de toujours poser un regard positif sur les évènements de ma vie et de ne plus me retirer de mon potentiel créatif. Je veux rayonner, je veux être capable de suivre mes intuitions encore et toujours. Je veux continuer à accueillir mes émotions et à affronter mes peurs. Je veux ressentir de plus en plus cette vie belle et abondante. Je veux pouvoir faire tout cela avant de pouvoir attirer précisément à moi cet homme que je veux rencontrer.

Univers, accompagne-moi.
Univers, j’ai confiance en toi.
Univers, je te remercie pour ce que tu me donnes et me donneras.
Univers, je t’aime.

 

Ju'Lyn

5 mai 2018

Introspection



Vous allez très certainement me voir parler d'amour dans mes prochains billets. Parce que j'entame un travail et une introspection dans ma vie amoureuse... J'ai besoin de poser enfin les mots qui trottent dans ma tête depuis bien trop d'années et qu'il est maintenant temps que je leur offre une place pour qu'ils puissent prendre forme.

Je ressens désormais cette néccessité de mettre un peu plus de matière à ce qui constitue cette part de moi qu'au quotidien je ne veux pas montrer. J'aime l'idée d'aimer... de comprendre l'autre, et surtout dans le travail qui m'anime, de répondre au plus près des besoins des autres tout en respectant la personne que je suis. Depuis très jeune, j'ai mis un poing d'honneur à offrir aux autres ce que moi-même je n'ai pas pu recevoir.

J'aime cela, et parfois, j'ose affirmer vraiment que je suis assez bonne là-dedans. Et pourtant, il y a cette forme de paradoxe que je ressens au fond de moi et elle est énorme... Il y a comme quelque chose qui ne colle pas, qui ne va pas avec ce que je ressens profondément envers moi-même et ce que je ressens pour toutes ces personnes, ces petites tranches d'humanité. Je suis capable d'aimer l'autre mais tant que cela ne m'engage pas trop dans la relation. En ce sens, la relation intime m'est presque difficile, voire insupportable... Car je sais avoir vécu des histoires pour lesquelles je me suis sentie enfermée dans le regard de l'autre, dans la déception de leurs attentes, et qui m'ont toujours mis cette pression insupportable de ne pas être assez bonne, ni jamais à la hauteur.

Réalité ou pas pour ces hommes, c'était ma réalité à moi.

Je pensais autrefois, que mon bonheur se trouverait dans ma relation de couple, à travers l'amour que je recevrai... Et d'histoires en histoires, je pensais pouvoir me réparer. Alors que je pensais qu'il était absolument nécessaire de dire à l'autre toutes les soumissions que j'ai eu à vivre dans ma vie, soumissions face aux sévices corporels, face aux agressions physiques et sexuelles, face à la maltraitance psychologique aussi, en pensant qu'ainsi ils pourraient comprendre certains de mes blocages... Je faisais porter un poids énorme qui ne leur appartenait pas... Sauf que moi, du haut de mes 20 ans, je croyais profondément que c'est cela qui me sauverait... Sauf qu'évidemment, je me trompais complètement... 
Et sans le savoir, cette croyance que je porte en moi, aussi inconsciente soit-elle, de ne pas être un objet d'amour a créé des situations qui me renforçaient dans cette idée, et qu'aussi bonne puisse être mon âme, je ne suis pas un objet d'amour. 

Je ne prenais donc pas le temps de me reposer, d'une rupture à une autre histoire, sans cesse j'ai tenté d'aller combler ce vide d'amour. Et puisque j'ai connu l'amour dans la violence et la dénégation de soi, j'ai retrouvé à travers toutes mes histoires la même situation. Quand bien même au début certains hommes étaient bienveillants, d'autres non, j'en ai transformé quelques uns, poussé dans leurs retranchements jusqu'à m'humilier. A croire que j'aimais ça ! C'était comme pendant toute mon enfance où j'avais encaissé les coups et comme ça aussi que je ne comprenais pas pourquoi le monde pouvait être aussi cruel... 


Suite à ma dernière rupture, qui date maintenant de bien des années, j'avais décidé de vivre pour moi. De ne plus chercher de béquilles pour survivre, et me rendre compte petit à petit que la vie n'était pas que suffocation. Mes ailes se sont déployées assez rapidement. En quelques années, tout ce qui sommeillait au fond de moi a éclaté. Cette conscience mise en veille a, je ne sais de quelle manière, pris une place considérable. Je me suis alors rendue compte très vite que je provoquais, que je créais toutes ces situations là. Que ce n'était pas que les autres ! J'avais cette grosse part de responsabilité dans ce qu'il m'arrivait et dans ce que je vivais... Tout à coup, la vie a pris un autre sens. Je commençais à en apprécier les saveurs, les couleurs, les détails, les vibrations... Je commençais réellement à saisir le sens du bonheur... Et je n'avais pas besoin d'hommes pour cela... J'avais seulement besoin de moi, de mes désirs, de mes envies... 

Et pendant quelques années, je pensais du plus profond de mon être que c'était un bonheur de ne plus ressentir cette dépendance affective, de retrouver son propre pouvoir. Chaque homme que je rencontrais, je ne leur permettais pas d'accéder à mon intimité, je le protégeais comme un trésor, au point où j'avais complètement fermé la porte à l'Amour. 
Ma plus grande qualité et mon plus gros défaut en cette période-là était l'auto-suffisance... Je me suffisais à moi-même. Pourtant, j'avais besoin de l'autre, de mes amis, de mon réseau social, de mon travail... mais je m’auto-suffisais. 

Je sais désormais que cela fait partie de moi. Depuis longtemps, depuis presque toujours. Car c'est ainsi que j'ai survécu dans ma jeunesse, dans ma propre solitude, entourée de tous ces gens au sein duquel j'avais l'impression d'être une extra-terrestre. Trop sensible, je faisais toujours toute une histoire pour une situation qui paraissait si banale pour les autres. Quand on ne trouve pas le soutien, la sécurité affective des parents, quand ta mère est envahissante, manipulatrice, humiliante, dans l'incapacité de t'accueillir, toujours dans l'annulation de tes états d'âme, et que tu as autour de toi des adultes qui te disent d'être sage pour pas subir la colère des parents...  Et bien, j'ai compris très vite et très jeune que j'étais seule.... Et pour éviter de me sentir envahie, j'ai mis de la distance dans ma relation aux autres, surtout quand celles-ci deviennent trop intimes. J'ai ainsi fonctionné toute ma vie... 

Je suis donc faite de cette essence là... j'en suis désormais consciente.  
Entre temps, j'ai appris réellement à aimer, l'empathie, la bienveillance, la communication non-violente...

Depuis peu j'ai appris à accueillir les manifestations d'amour des autres envers moi. A les chérir et à accepter vraiment la possibilité que l'on puisse aimer mon âme, mon esprit sans me sentir comme une imposteuse. J'ai appris la gratitude, à remercier au lieu de minimiser ce que je donne et qui je suis.  Je ressens de moins en moins le besoin de poser cette question "Mais pourquoi m'aimes-tu ?". 

Malheureusement, aujourd'hui encore, je sais pourquoi ce blocage est si intense. Cette croyance-là est toujours présente. Et je la porte toujours en moi. Bien que je sache aujourd'hui avoir un regard différent, d'être un chouya plus consciente des enjeux dans la relation, je ressens encore cette peur de ne pas être à la hauteur. Car je connais mes défauts, mes besoins viscérales d'être parfois dans une solitude profonde, et j'entends malheureusement encore la voix de cet homme dénigrer ce que je suis dans mes entrailles... Il me reste encore cette lourde blessure, qui date bien d'avant lui, et qui ne se referme pas. Je m'en suis protégée en restant loin de relations intimes et quotidiennes et jusque-là, je m'en suis bien portée. 

Alors pourquoi tout à coup vouloir changer de chemin ? 

Parce que je sais vivre avec de mauvaise croyances, limitantes, et tant que je resterai avec elles, rien ne bougera. Aujourd'hui, je veux trouver cette personne et ce n'est plus la peur de souffrir qui me possède. Je veux faire disparaître cette croyance que je n'ai pas le droit de me sentir aimée, que je ne rencontrerai jamais personne. Parce qu'en effet, je n'ai plus peur, et je souhaite du plus profond de mon être de connaître l'Amour authentique, de ne plus espérer d'être dans l'attente que l'autre soit parfait à ton image... si je venais à mourir demain... je regretterai de ne pas avoir connu cela... 

Je veux vivre l'amour qui transcende, qui élève, qui exhausse. 
Je veux revivre l'amour qui fasse rire aux larmes, et partager des conversations à n'en plus finir.
Je veux connaître du partage, où nos égos sauront se calmer pour laisser place à la vibration d'Être.
Je veux vivre l'amour dans nos silences, dans nos failles et nos espoirs.
Et je suis prête à emprunter le chemin qui me mènera vers cela. 



On m'a souvent dit que j'étais devenue trop exigeante, que je faisais peur à être trop heureuse... Qu'un homme a besoin de protéger sa femme... Cela me fait sourire gentillement...
Je ne veux pas de protection, je veux de la transcendance... 
Puis quand je vois que j'acceptais n'importe quel homme autrefois... je me dis que j'y gagnerai aux changes désormais et qu'il est préférable de me respecter et de me rendre ma propre valeur.


Ju'Lyn





28 avril 2018

Rêves signifiants...



Depuis toute jeune, j'ai toujours été très attentive à mes rêves... 
Rêves récurrents, rêves prémonitoires, rêves réalistes... Rêves de mourir, de voler, de ne pas réussir à courir...
J'ai toujours fait attention à mes rêves, non pas à ce qui se passait réellement à l'intérieur mais à la sensation qu'il me restait au réveil... 

Les symboles, les signes... les sujets qui me reviennent... Je les prends comme un signe, une invitation à m'occuper du message sous-jacent...

Depuis un certain temps, le matin, lorsque je me réveille, j'ai beaucoup de difficulté à me rappeler de mes rêves, il me reste toujours cette sensation de... "J'ai reçu un message, j'en avais conscience et j'étais lucide au moment du rêve... mais pourquoi je n'arrive plus à m'en rappeler ?!" 

Bref, cela signifie que je ne suis certainement pas prête à recevoir le message de mon inconscient... car dernièrement... il y a des rêves qui me restent au réveil... Ceux où je rêve de revivre une histoire d'amour, intense, authentique, vraie... et les rêves où je me mets en marche pour entreprendre et créer mon métier. 

Ce sont ce genre de rêves dont je me souviens en ce moment. Des rêves où, je sens aussi la différence entre le sentiment d'abandonner face à une difficulté et celui d'aujourd'hui où je continue à tracer ma route même avec des bâtons dans les roues... 

Cela me dit vraiment quelle personne je suis réellement devenue... avec une réelle certitude d'être une personne plus persévérante et plus ambitieuse. Une personne qui ose faire face à ses difficultés, qui ne cherche plus à les fuir pour des années plus tard se rendre compte qu'elle a perdu du temps.

Alors oui... j'ai beaucoup rêvé dernièrement que je voulais revivre un amour fort, sincère, authentique... et en même temps, j'ai mis la main sur un point essentiel... dans tous ces rêves, il y avait toujours un moment ou à un autre où un sentiment de culpabilité me prenait, de honte aussi parfois... Comme si cela venait me dire sans cesse que je n'avais pas le droit d'être aimée, je n'avais pas le droit d'être sereine en amour. 

Et puisque j'ai envie de couper la chique à mes putains de croyances limitantes, je vais aller le trouver cet amour que je mérite. 

Car je suis capable d'aimer, je mérite d'être aimée et je suis digne de recevoir la puissance de l'amour ! 

De toutes mes rencontres dans ma vie, de ma naissance à aujourd'hui... toutes ces rencontres avaient renforcé cette croyance que je n'étais pas digne d'amour. Je vais donc aller me prouver le contraire. Cela me fait peur, car ça résiste bien au fond de moi maintenant que je veux faire face à mes croyances, et je le ressens encore plus fortement en écrivant que je n'ai pas le droit d'être aimée.

On attire dans la vie ce que l'on croit, parce que cela nous rassure, nous conforte dans l'idée que c'est toujours ainsi que les choses se passent. Alors je sais qu'avant de pouvoir rencontrer la personne que je mérite, avant de pouvoir répondre présente à la personne qui me mérite, il m'est nécessaire de faire évoluer mes croyances.

Désormais je veux croire et apprendre à ressentir que :

Je vais rencontrer LA personne qui me corresponde
Je vais rencontrer LA personne à qui je corresponds
Je vais pouvoir aimer sans honte ni culpabilité
Je vais aimer sans devoir m'annuler
Je serai aimée pour le pire et le meilleur de qui je suis
Je serai aimée par une personne qui saura me pousser loin dans mes capacités, mes possibles et mes rêves et inversement.
J'aimerai et serai aimée dans la liberté d'être celle que je suis, de ce qu'il est.
J'aimerai et serai aimée dans l'échange, le partage, dans le non-jugement, dans la communication bienveillante, non-violente. 
J'aimerai et serai aimée avec bienveillance et avec un minimum de conscience que beaucoup de choses nous dépassent et dont nous serons capables ensemble de les dépasser. Et de devenir plus forts ensemble.

A toi qui un jour arrivera dans ma vie, nous nous reconnaîtrons !



Ju'Lyn



21 avril 2018

Ce pavé que je n'aurai jamais foulé


*** J'ai posé le pied sur un pavé que je n'aurai jamais foulé *** 


Comme vous le saviez, pendant ma période de chômage, j'étais à la recherche de ma mission de vie. C'est comme si, le fait que tout à coup je n'étais pas au sein d'une équipe avec laquelle j'aimais travailler, il m'était impossible de me projeter à nouveau dans un autre cadre de travail. Je ne me voyais donc pas retrouver du travail, retrouver une nouvelle équipe ni accompagner d'autres personnes. Il y avait comme un sentiment de déloyauté si je venais à le faire.

Et vous saviez quoi ? Je comptais prendre ce temps pour profiter du temps libre, voyager, aller rencontrer des amis pas vus depuis longtemps. Dans le même temps, je me suis lancée sur le défi des 100 jours, pour libérer son rapport à l'argent et vivre l'abondance, de Lilou Macé.


Pendant les premières semaines où je requestionnais mon rapport à l'argent, il est arrivé un jour où le défi était de demander une augmentation. Ironie du sort, à cette même période, la directrice d'une PME m'avait téléphoné pour me proposer d'aller travailler chez elle. Alors j'ai joué le jeu, et j'ai tenté de négocier un salaire. C'est ce pavé-là que j'ai foulé !

Moi qui suis depuis des années dans le médico-social, dans l'accompagnement, tout à coup même sans le chercher, un boulot se présente à moi. Dans l'import-export. Loin de ce que j'aime, de mes valeurs. Un travail qui représentait tout ce que j'ai toujours rejeté. Faire un boulot qui n'a pas de sens, se lever le matin, travailler, stresser, rentrer, ne plus avoir du temps pour soi et recommencer jour après jour. 

Depuis un moment, je pars du principe que l'Univers m'apporte ce dont j'ai besoin au moment où j'en ai besoin. Et pendant plusieurs jours, j'avais hésité à accepter. Mon mental me disait "Non ce n'est pas pour toi. Ce travail ne te ressemble pas." et pourtant, mon intuition me disait, "Saisis la cette opportunité ! Qu'as-tu donc à perdre ?" 

C'est à ce moment-là que j'avais décidé de décrocher mon mental et de suivre mon intuition.

Alors j'ai accepté sans trop me poser de question. J'ai juste suivi ce ressenti tout au fond de moi qui me disait : "De toute façon, tu ne sais plus où tu en es, ce que tu veux vraiment. Alors pars découvrir autre chose, va te confronter à ce qui ne te ressemble pas. Sors de ta zone de confort ! Quoiqu'il en soit tu vas t'enrichir et tu vas enrichir les autres."  

Aujourd'hui, cela va bientôt faire 3 mois que je travaille donc dans cette boîte d'import-export en qualité de SAV multitâches. Au départ, comme pour toute prise de fonction, je me suis laissée porter par ce que ma supérieure m'apprenais... j"exécutais en tentant d'intégrer toute cette nouvelle pratique. Puis au fil des jours, j'observais le service, les gens, les failles... Bah oui, au final, c'est ça que j'aime. Observer le système, comprendre comment il fonctionne, voir ce qu'il est possible d'améliorer. J'ai constaté également que même si mon poste et mes tâches sont loin d'être ce que j'aime, j'ai trouvé bien d'autres chose pour animer mon quotidien professionnel. Et évidemment, cela touche à l'humain ! Comme toujours !

Et de fil en aiguille, je constate que ma posture, ma façon de communiquer, ma manière d'amener les choses me permettent aisément de créer ma vie et de co-créer avec mes collègues. Je crée du renouveau, dans ce quotidien professionnel, mais surtout et avant tout dans mon être, dans mes envies, dans la renaissance de mes vibrations. Et je relève à nouveau que j'ai cette fibre en moi pour comprendre un système, apporter mes compétences d'analyse d'un fonctionnement de groupe et conseiller ma N+1 de voir les choses autrement. Le management me plaît. 

J'ai gagné ainsi de la clarté sur ce qui pouvait à nouveau m'animer, sur mon envie de créer mon travail, et de ne pas rester cantonnée à ce que l'on attend de moi. Ce travail actuellement est un travail alimentaire, mais il va bien au-delà. Car sortie de mon milieu professionnel habituel, je me suis rendue compte que j'étais encore capable de m'investir ailleurs, de me sentir concernée par mon travail, par l'entreprise pour laquelle je travaille, d'intégrer une autre équipe et laissé enfin aller le passé. 

Financièrement, mon salaire est bien plus élevé que celui que je touchais dans mon métier d'Aide Médico-Psychologique, et pourtant, je crois que pour rien au monde je resterai travailler dans cette entreprise. Je n'y trouve pas suffisamment de sens pour moi, même si j'aime le travail bien fait. Même si on m'augmentait, je ne possèderai pas suffisamment de temps personnel pour investir cet argent dans des projets humanistes. Car mon quotidien se résume en ce moment à "Métro-boulot-dodo".

A côté, j'attends toujours mes résultats de concours. Il y a quelques mois en arrière, je ne supportais pas l'idée de les rater et de ne pas pouvoir intégrer une école. Aujourd'hui, même si ça ne marche pas dans ce sens, et bien j'ai encore d'autres possibles, d'autres envies à aller assouvir. Et quoiqu'il en soit, au final, j'atteindrai le même but. CRÉER mon travail. En soi, ce travail, je ne sais toujours pas ce qu'il sera, mais j'avance pas à pas, et je sais qu'avec le temps, et au fil de mes rencontres, de mes expériences, les choses continueront à se dessiner. 

En attendant, l'abondance est bien revenue dans ma vie. Elle s'est installée. Et mon mental se repose bien en ce moment, car j'avance seulement en suivant mon coeur, en ayant la conviction que la route que j'emprunterai ne pourra plus jamais m'inquiéter tant que je suivrai toujours ma direction, qui est avant tout celle du cœur.

Je ne regrette rien de tout cela ! Et c'est bien ça qui est merveilleux ! Je suis riche de mon parcours, de mes rencontres et la peur du manque et celle de l'incertitude m'ont totalement quittée désormais.
Je ressens en moi beaucoup de bien-être, de bonheur à l'instant même où j'écris ces mots. 
Et cela se vit de l'intérieur. Car à voir ma situation matérielle actuelle, elle n'est pas du tout enviable, mais moi qu'est-ce que je m'en contrefiche ! 

LA VIE EST BELLE ET C'EST CE QUI COMPTE !!!!!!!


Ju'Lyn

Abonne-toi ici