Voilà six jours maintenant que j'ai quitté Belle Ville. Il y a bien une chose que j'apprécie aujourd'hui dans ma vie, je vous le dis... C'est d'être en osmose avec mes choix, difficiles parfois mais en osmose quand même. Je le savais déjà, mais le vivre pour la première fois me fait dire que je suis sur la bonne voie. En effet, partir de Belle Ville n'avait jamais été dans mes projets, soyons honnête. La vie a fait que les choses se passent ainsi, je ne dis pas cela en subissant, mais parce que ce qui se passe au travail m'a amenée à remettre à plat tout ce qui faisait ma vie, mon quotidien. Je n'ai pas eu de raisons particulières à quitter Belle Ville, mais j'ai seulement écouté cette petite voix au fond de moi qui me soufflait que si j'avais envie d'aller encore plus à la rencontre de ma vie, il était nécessaire de ne pas rester sur place.
Ce n'était pas évident, et pourtant, j'ai pris ce changement de vie avec philosophie. Grâce à cela, aujourd'hui, lorsque je regarde en arrière, je suis assez fière de me dire que j'ai traversé cela avec optimisme. Poser un regard positif sur les difficultés m'a vraiment permis d'avancer. Je vis sans regret.

Ces derniers jours n'étaient pas de tout repos, car même loin de Belle Ville, elle est encore très présente en ce moment. Toujours en lien avec les amis/collègues pour continuer notre combat face à l'association pour réclamer des indemnités à la hauteur des préjudices que nous avons subis. Donc beaucoup de coups de fil, de mails, de communication avec toute mon équipe, avec les représentants du personnels. Avoir l'avis de tout le monde avant de prendre une décision, être sûre que nous avançons toujours ensemble, avec l'envie de suivre la même stratégie. Faire cela à distance coûte bien plus en énergie que lorsqu'on se retrouvait autour d'un bon repas pour discuter ensemble. Ce qui peut être fait en 2 heures, prend alors 3 à 4 jours ! Après ça... T'es lessivée !
A côté de ça, je me prépare à tracer ma route, me lancer dans l'une des premières formation dans ma liste des envies. Je me suis inscrite au concours d’Éducatrice de Jeunes Enfants, sans savoir si notre cher Pôle Emploi me financera ou pas ces 3 années de formation. Mais, aujourd'hui, j'ai décidé de me lancer, sans prendre en compte toutes les inquiétudes financières derrière, tout en me disant que quoiqu'il arrive, au moment où le problème se présentera, je trouverai bien une solution.
Pour le moment, je suis payée à rien foutre... On dirait des vacances prolongées. A la seule différence, c'est que je rêve de mes projets professionnels et personnels, je me mets en action pour tenter de les réaliser.
Je m'attendais à avoir des retombés, peut-être déprimer un peu, et pourtant, jour après jour, je mets un pied devant l'autre et je trouve toujours de belles choses à réaliser pour me rapprocher de mes objectifs. Je vais profiter de cette période de transition pour faire un bilan de compétences. Je ne sais pas si cela va m'apporter quelque chose, si je vais découvrir d'autres parts de ma personnalité, mais je reste curieuse de voir ce qu'il en sortira... C'est pas comme si je ne savais pas quoi faire sur ces prochaines années dans ma vie. Mais, je vis cela comme un jeu.
Je suis animée. Je suis contente d'avoir des envies, des projets, des désirs qui me font vibrer.
L'automne n'est pas loin d'arriver. Il pleut dans Maville ! Les nuages sont gris et lourds, mais je me sens bien. Connectée. Ouverte et prête à accueillir encore plus la vie.
Même si à l'idée de me séparer de mes collègues, quitter mon travail, quitter Belle Ville n'était pas facile, je sais que toute cette expérience va me pousser vers d'autres belles choses à vivre, d'autres rencontres à faire. Et cette idée me plaît énormément !
Une amie avec qui j'apprécie de discuter me dit souvent qu'il est important d'apprendre à ressentir notre être profond, celui qui est connecté au tout. Qu'en réalité, l'être n'est pas séparé. Sauf qu'à chaque expérience que l'on vit, celle où nous "subissons" un changement, nous pensons que nous nous séparons. Lorsque nous perdons un être cher, nous souffrons de cette dite séparation. Et pourtant, dit-elle, il en est rien. C'est un regard assez spirituel qu'elle partage régulièrement avec moi, intellectuellement je peux le comprendre, mais émotionnellement, ce n'est pas toujours évident. Ce qu'elle me dit là, je le perçois bien avec ce que je viens de vivre. Car même si je suis partie, j'ai toujours l'impression qu'il reste un lien entre l'avant et l'après. Je me sens toujours reliée à Belle Ville, à mes amis, à mon parcours de vie, aux êtres qui ont croisé mon chemin. Cela ne me quittera jamais.

Cela n'était évidemment pas prévu au programme, et à l'heure actuelle je me pose encore la question. Il est important de savoir que je suis très attachée à mon chat. L'affection que je lui porte est vraiment très forte. Et pourtant, je ne sais pas le temps que je prendrai dans mon parcours de vie avant de retrouver un chez moi confortable pour l'accueillir. C'est un geste d'amour envers elle. Je ne suis pas tout à fait prête à l'idée de m'en séparer physiquement... et pourtant cela fait bientôt deux mois que nous ne sommes plus ensemble. Alors, je repense à cette idée que la séparation n'existe pas. Et il est vrai que je me sens liée à elle, toujours. Je reçois de temps à autre des photos, des vidéos, j'ai des nouvelles. Je constate qu'elle va bien, qu'elle a pris ses marques dans cette nouvelle demeure. Pourquoi lui imposer un stress supplémentaire dans.... 3 mois, 4 mois, 1 an voire plus, alors qu'elle aura de nouvelles habitudes de vie avec sa famille d'accueil ? Bon, l'idée me passe par la tête, c'est ce qui me semble le plus adapté pour elle. Mais égoïstement, elle me manque et je la voudrais avec moi au quotidien.
Si j'étais ta mère, car vu ton âge tu pourrais être ma fille, je serais très fière de toi, Ju'Lyn. J'aime ta façon de raisonner, de penser, de t'écouter, et de prendre soin de toi. Sans avoir de regrets, je crois que j'aurais aimé te ressembler, jeune femme. Te lire m'apporte beaucoup. Merci.
RépondreSupprimerGros bisous ! :-)
Elle est très chouette notre July ! Je ne me sens pas sa mère, moi, mais je suis fière qu'elle ressemble à mes enfants !
SupprimerJ'ai pris du temps, si ce n'est pas presqu'inconscient d'avoir omis de répondre à vos messages...
SupprimerMais dès qu'il s'agit de "Mère".... y'a comme quelque chose de bizarre qui se passe à l'intérieur de moi.
J'en ferai un article... Juste qu'il est encore nécessaire que cela murisse =)
Des bisous à vous !
J'ai réalisé que j'avais peut-être touché un point sensible, Ju'Lyn, et je te prie de m'excuser pour cela.
SupprimerGros bisous à toi aussi ! :-)
Oh non Françoise, loin de là. Et même si cela avait été le cas, tu n'aurais pas pu le savoir. :-)
SupprimerTu comprendras lorsque mon article sortira :-)
T'embrasse !
Ma juju tu me manques tellement mais très heureuse pour toi gros bisous à bientôtmon amie
RépondreSupprimerHey Sabrina ! Cela ma fait tout bizarre de te voir par ici et en même temps ça me fait plaisir ! :-) C'est un lien en plus entre nous :-)
SupprimerT'embrasse et à bientôt quand je redescendrai à Belle Ville ! :-) :-)