"Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre." Paul Eluard


“ L'écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre. ” Jean Rouaud

“ L’écriture est à la fois une façon d’être dans l’humanité et au plus près de l’humain. ” Philippe Claudel

9 novembre 2017

L'écriture inclusive



Je ne pensais pas que j'écrirai à ce sujet. Je ne me considère pas comme une littéraire, ni comme une personne qui manie bien la langue. J'aime juste écrire. Lorsque j'ai commencé à vraiment écrire, je me suis dotée d'un dictionnaire, d'un Bescherelle, et de tout bouquin qui pouvait m'aider à écrire correctement le français.

Je viens de loin. De très loin en ce qui concerne l'écriture. Si ce n'est pas pour dire, qu'en dehors d'écrire - mal - dans mes journaux intimes lorsque j'étais gamine, à l'école, j'étais bien plus que mauvaise en dictée !
 

J'avais toujours de très jolis zéro pointé à chaque fois, accompagné d'un -10 ou -6 à côté ! (Quelle violence l'école !) Bref, je faisais comme je pouvais, je relisais mais je ne trouvais jamais mes erreurs. Je confondais des lettres, les inversais, ne les doublais pas, je ne savais pas bien quand utiliser quel phonème. Arrivée au collège, mon français était comment dire ? Pourri ?!
J'avais également de grandes difficultés à utiliser le féminin ou le masculin. "Une serre-tête, un voiture, un chaise", en fait, j'inversais quasiment tout. Aujourd'hui encore, parfois il m'arrive de m'interroger sur le genre du mot..."Un ou une bidule-chouette ?" Du coup, j'ai besoin d'aller consulter le dico ! Alors c'est pour vous dire qu'avoir réussi mon concours écrit avec un 16/20 dernièrement relève de l'exploit ! Et je ne vous dis pas le nombre de fois où je me suis posée la question "Un ou une ?", j'ai une chance sur deux de me tromper de toute façon !!

Je repense à cela car, aujourd'hui encore, si je ne prends pas le temps de me poser la question, il m'arrive encore de me tromper. J'y pense, car je viens de faire un super commentaire chez une copine en lui écrivant "Quel beau retouche !" et puis direct clic, envoyé ! Et là tu te dis "MERDEEEEEEEEEEEEUUUH !!! ça recommence !" (Cassy, ça c'est pour toi hihi !)

Donc là, t'as évidemment pas envie de passer pour une conne, en blaguant, je lui remets en commentaire, étant donné que j'avais demandé un peu l'avis des copains dernièrement concernant le débat sur l'écriture inclusive, que finalement moi, si on pouvait supprimer le masculin et le féminin, cela m'arrangerait grandement ! Mais finalement, c'est pas si con !

Plus de prise de tête ! De savoir si la parité est là ! Plus de prise de tête de savoir comment on accorde un participe passé, un adjectif qualificatif et tout ce tralala qui a été pour moi d'une grande difficulté lorsque j'étais à l'école. 

Certes, dans le fond, oui, évidemment, je suis pour mettre sur un pied d'égalité le masculin et le féminin. Oui je pense qu'enseigner aux enfants dès le plus jeune âge que le masculin ne l'emporte pas sur le féminin peut faire changer le regard, ajouter évidemment à l'éducation, l'accompagnement des parents, éducateurs de l'enfant et de toutes les luttes autour de la parité femme/homme. 

Mais, mince... moi je trouve que ce point médian, ce mot qui finit par -eur.rice.s est totalement et esthétiquement moche. Et au final je ne sais pas si je serai en mesure de me soumettre à cette forme d'écriture. 

Moi qui utilise régulièrement le Chinois mandarin et l'anglais au quotidien, les noms ne sont pas genrés (ou presque pas !), si ce n'est ceux qui désignent directement le genre de la personne, de l'animal. 
En anglais, tranquille, ils mettent "The" devant tout alors qu'en chinois, et bien tu nommes le nom, il n'existe pas d'article.


En chinois "no prise de tête" ! Pas d'article, pas de conjugaison, pas d'accord ! Tu comprends tout, grâce aux compléments circonstanciels et le pluriel se trouve dans les pronoms démonstratifs "Ce/ces" et puis basta ! :-) Bon ils se prennent la tête bien ailleurs, mais je suis pas là pour parler de ça !

Bref, tout ça pour dire qu'en dehors du côté esthétique qui me gêne, dans le fond, le changement de l'écriture ne me dérangerait pas. Mais cela va me piquer les yeux très longtemps, moi qui ai pris tellement de temps à tenter de faire le moins d'erreur possible !

 Au point où nous en sommes, pourquoi n'inventeraient-ils pas des mots pour ces pluriels ?!
Les agriculteurs et agricultrices = Les agriculters (à prononcer comme les maltesers. 😝)
Les docteurs et doctoresses = Les docters
Les chanteurs et les chanteuses = Les chanters
Au fond, je crois que je préfèrerai cela, que de voir "Chanteur.euse.s", "Agriculteur.rice.s", "docteur.oresse.s"....


Mais enfin bon, je dis ce que j'en pense, mais je ne sais faire que ça ! comme tous ces français.e.s (Francers ?! 😋)

OUI AU CHANGEMENT !!! VIRONS LES GENRES !!! ET PLUS DE PRISE DE TÊTE.  SURTOUT POUR MOI ET MON FRANÇAIS !!! Pas de point médian ! Trouvons d'autres solutions. 😇😇😇

Bon bah voilà, j'en ai fini ! Mon prochain article tournera (encore?!!) autour de l'écriture et des mots... Encore ! Mais le fond du sujet sera tout autre !!!


Ju'              

2 commentaires:

  1. Je suis moi aussi abonnée aux fautes d'orthographe et d'étourderie. Je ne sais pas si c'est à cause de la complexité de la langue, je crois que c'est plutôt une question de mémoire. Je ne mémorise pas. Par contre je pense que pour la sonorité, c'est juste une question d'habitude et je trouve le "trice" plus doux que le "teur" (exemple : un cultivateur, une cultivatrice) Remarque que pour ce qui est de ceux ci, les officiels autorisés ont réglé le problème,les femmes agricultrices sont considérées sans profession !

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    1. "les officiels autorisés ont réglé le problème,les femmes agricultrices sont considérées sans profession !"

      Comment ça ? J'ai dû loupé un épisode Délia...



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