" Seule, je ne peux pas changer le monde, mais je peux lancer une pierre dans l'eau et ainsi provoquer de nombreuses vagues... "
Mère Thérèsa
L'écriture, les mots ont été très présents dans ma vie ces derniers temps. Je me suis rendue compte ce matin que pour la première fois, je ne m'en suis pas forcément servi de manière égocentrique, ni seulement dans le but de vider mon sac, de prendre du recul, de faire mon "auto-analyse"...
Ni d'écrire pour raconter l'Autre.
Ni d'écrire pour raconter l'Autre.
Oui pour la première fois, je m'en suis servi pour des fins collectifs.
Écriture de slogans, écriture de lettres, de courrier, de dossier...
Écrire, n'était déjà pas un un geste anodin mais aujourd'hui il l'est encore moins. Car c'est aussi ma façon d'être dans la résistance, dans le combat. C'est mon moyen de transmettre, de faire réagir, ressentir, partager. C'est mon arme la plus forte, ma façon d'être au monde.
Écrire, ce n'est plus seulement pour laisser des pages jaunir avec le temps... C'est de pouvoir se connecter avec l'ici et le maintenant, c'est le pouvoir de relier les gens. De laisser trace et dire "Oui cela a un jour existé !"
Les mots ont été des pierres que j'ai lancées en ricochet sur l'eau. Puis en retour surviennent des ondes, des vibrations, des vagues de manifestations du cœur. Elles me sont revenues comme un merveilleux présent, un cadeau, de la part des autres.
Écrire, pourtant geste ordinaire mais qui ouvre la voie de l'humanité, car dans son intention, dans son sens, dans le pouvoir qu'il a de percuter, toucher, attendrir le cœur de l'autre, il peut nous rendre notre dignité. Je le savais déjà... mais entre le savoir et le ressentir dans ses tripes c'est différent...

Je m'émerveille vraiment devant cela.
Donc, pour revenir à du concret...
- Cette fameuse lettre ouverte ( évoquée ici ), je l'avais donc écrite, mais je ne trouvais pas le moment idéal pour l'envoyer. Le temps passant, j'oubliais un peu ce combat, prise par les difficultés rencontrées dans mon présent, jusqu'au jour où la colère me revient lorsque j'apprends le silence de nos gestionnaires concernant notre situation lors du conseil d'administration. La manière dont ils nous dénigrent jusqu'à la fin... La lettre ouverte a été envoyée puis diffusée le jour de notre licenciement. C'était il y a trois jours. Grâce à cette lettre, nous avons quitté notre boîte avec dignité. Nous avons eu le dernier mot. Et reçu marques de soutien d'autres collègues.
- Retour également par rapport à notre dossier... le ministère de la Santé l'a transmis au secrétaire d'état, auprès du premier ministre.
- Notre lettre à l'Agence Régionale de Santé a permis à ce qu'elle se soucie de la situation difficile d'une famille et d'un enfant que nous accompagnions... et qui se sentent désormais sans soutien de notre part.
Nous avions lancé des pierres tout en ne sachant pas de quelles manières elles allaient ricocher... mais c'est chose faite ! L'eau ondule... notre travail est désormais terminé... nous ne saurons pas si il y aura des vagues... mais c'est terminé !
Demain est une autre histoire... Prendre rendez-vous à Pôle Emploi !
Bon courage July !
RépondreSupprimerMerci ma Délia !
SupprimerLes mots sont nos amis mais même de ses meilleurs amis ne dit-on pas qu'il faut se méfier! En tous les cas, vous les manier fort bien!
RépondreSupprimerEn effet, votre message du coup me fait penser à une œuvre artistique qui se trouve à Paris... Depuis toute jeune, à chaque fois que j'y passais, j'adorais l'observer...
Supprimerà croire que le message me revient 20 ans plus tard !! :-)
voici le lien : http://blogs.paris.fr/alairlivre/2012/05/22/belleville-se-fait-bloguer/
Au plaisir !
Ju'