Hello you !!
J'ai choisi de revenir vers l'écriture. J'ai choisi de revenir vers mes émotions. Justement parce que j'ai lâché l'écriture petit à petit et j'ai constaté un manque.
J'ai constaté que depuis, je me suis mise en mode "warrior", "wonderwoman", appelle ça comme tu veux, mais en mode "Mental d'acier", et donc que j'ai très peu pris le temps de m'accueillir.
4 ans an réalité, c'est extrêmement long. Et il s'en est tellement passé des choses en réalité. Je suis toujours là parfois, incroyablement surprise du chemin de la vie. Toujours. De ses coups de massue sur la tête mais aussi de la force de vie que nous avons souvent à l'intérieur de nous.
Je me rappelle en 2017, en plein licenciement économique, on me disait "Mais tu vas faire quoi July maintenant ?" et que je répondais "Je ne sais pas, nous verrons bien où la vie va me mener."
Lors de mon entretien oral au concours d'entrée d'éduc, on me posait la question sur ma vision dans 5 ans. Je savais la réponse bateau qu'ils attendaient : de me voir épanouie personnellement et professionnellement dans un métier que j'étais en train de choisir.
Et je répondais de la même façon que je me voyais bien travailler en tant qu'éducatrice de jeunes enfants, et en même temps que j'ai expérimenté trop souvent dans la vie le fait que nos projets ressemblent rarement à ce qu'est notre réalité, et ils peuvent en être complètement différents. Et de ce côté-là, je n'en savais rien où je serai dans 5 ans. La vie jouera un rôle important et la réponse, je ne l'aurai que lorsque j'y serai.
J'ai suivi et tracé mon chemin pour terminer éducatrice de jeunes enfants plus une licence mention très bien en sciences sanitaires et sociales. Je travaille à peine un mois pour démissionner ensuite et me retrouver à nouveau face à cette question "Mais tu vas faire quoi July maintenant ?"
NOUS VOILA DEJA 5 ANS PLUS TARD !!!
Et je suis dans un espace de paradoxe assez intéressant. Car durant une grande partie de ma vie, je me suis laissée porter et j'ai répondu à la vie. J'ai réagi, accueilli les évènements en les vivant pleinement. Et dans ce même élan, je me suis lancée avec toute ma naïveté (ou mon ignorance, comme d'habitude !) dans l'entrepreneuriat.
En réalité, je le savais que ce jour-là arriverait. Cette énergie je l'avais lancée en septembre 2017. Je me rappelle, j'étais encore chez une amie qui m'hébergeait durant cette transition Vienne-Paris. Et dans la liste des choses que je souhaitais réaliser, il y avait quelque chose du genre "Je créerai mon projet" et durant ces années, j'ai économisé autant que j'ai pu car je pressentais que j'aurai besoin de cet argent.
Rien de clair en tête, juste une énergie. Et me voilà aujourd'hui dans cet espace de paradoxe où je suis là avec ma vision, mes objectifs, mes paliers, mes étapes à atteindre, cette maîtrise, ce contrôle... et mon fonctionnement naturel de "répondre à la vie."
Ce n'est pas si antinomique en réalité, mais cela demande de réussir à s'extirper régulièrement de cet espace de manque (ou de la peur de manquer) et de rester malgré tout dans cet espace de cœur et de plein.
Il s'agit pour moi toujours de réinterroger l'énergie avec laquelle j'agis. La peur du manque ou l'espace du plein.
J'ai, souvent, vécu dans cet espace de plein même quand les situations se "vidait de leur essence". Mais j'expérimente depuis presqu'un an maintenant l'effort quotidien que c'est de rester aligner quand tu choisis de te lancer dans l'entreprenariat sans plus aucun filet de sécurité.
J'ai pris conscience d'une chose tellement importante, que je vivais de façon très inconsciente avant...
J'ai pris conscience du seul pouvoir que j'avais... celui de choisir.
Car même si parfois il nous ait impossible de maîtriser ce qui se passe autour de nous, notre environnement, notre entourage, je peux toujours choisir de comment j'ai envie de vivre les choses...
Et en même temps, à choisir de vivre les choses de façon "warrior" j'en ai oublié de choisir de vivre, avec l'intensité qu'était la mienne, mes émotions.
Aujourd'hui, si je reprends donc la plume... C'est bien pour cela.
J'ai le pouvoir de choisir comment vivre les choses, mais aussi que ce choix ne me pousse pas à me fuir...
July !
J'aime beaucoup ton texte en forme d'un certain bilan dynamique. Et puis ensuite tu dis, (tu rappelles), quelque chose de très important pour ne pas dire fondamental :
RépondreSupprimernotre pouvoir de choisir.
C'est peut-être notre seul pouvoir en effet.
Cela me frappe à l'instant. Je interroge pour moi-même : est-ce que j'exerce suffisamment ce pouvoir actuellement ? Ou plutôt je devrais écrire : est-ce que je l'exerce suffisamment « consciemment et volontairement » ?
Merci pour ce billet. Je retrouve la vivante qui interpelle au bon endroit.
Je termine en évoquant ton aspect entrepreneurial. Je repense à un petit site que tu avais construit proposant des formes d'accès au bien-être (massage etc.…) si je me souviens bien. Apparemment ça n'avait pas vraiment fonctionné, mais pour moi c'était un signe dynamique de ce désir de « construire sa barque et voguer ».
C'est vrai que par moment, lorsque l'on traverse des moments émotionnellement inconfortables, que nos pensées peuvent nous embarquer dans les tréfonds de nos ombres, se rappeler qu'on a le choix de remonter et retrouver plus de sérénité.
SupprimerPour le site de massage bien-être, c'était pour aider une amie. Cela ne me concernait pas pas mais quoiqu'il en soit, moi je suis en train de prendre la vague héhé !
Merci à toi. :-)