"Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre." Paul Eluard


“ L'écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre. ” Jean Rouaud

“ L’écriture est à la fois une façon d’être dans l’humanité et au plus près de l’humain. ” Philippe Claudel

lundi 10 décembre 2018

Quand sert l'émoi...


Merde ! Merde ! Merde !

Voici les seuls mots dont je suis capable ce soir !



Mon ventre me brûle…

En cet instant où l’émotion chavire dans la tristesse… En même temps que vibre mon immense gratitude… Pour des mots gravés dans la synergie d’une certitude… L’instant présent ne se cherche pas… Il se vit et puis voilà !

Des graines de soleil sont venues
Comme des perles de pluie se déposer sur ma joue…
Je n’en suis pas encore revenue…

Vois-tu, pour quoi les mots me brûlent les doigts… Du sourire aux larmes, d’un message qui désarme… Je reçois en ce jour l’idée de notre belle rencontre… Pour une triste course désormais contre la montre…

Des graines de soleil sont venues
Comme des perles de pluie se déposer sur ma joue…
Je n’en suis pas encore revenue…

De ce que je peux, de ce que je veux… Je fais du temps qu’il reste une douce violence… Et dans l’étendue de mon amour, je bouleverse l’écueil du jour… Pour accueillir ce que j’aime de toi… Dessiner tes sourires, ton regard pleine de tendresse puis me laisser transporter par la lumière de tes mots… 

Quand sert l’émoi…













lundi 3 décembre 2018

Des compositions....










Il n’y a rien qui puisse défaire ce lien qui m’a uni à toi.
Aussi court fut-il ce temps, où nous tentions d’accorder nos notes dans une symphonie bancale à quatre mains. Lorsque je jouais le Printemps de Vivaldi, tu lui préférais son Hiver
Nous n’avions pas eu le temps de voir éclater ses couleurs d’Automne ni la chaleur de son Été.
Vois-tu, chaque saison a ses propres couleurs et dans l’ambiance hivernale de tes émotions, mes sentiments n’ont su prendre leur envol.
Donner vie à une relation n’est pas seulement animé que par le désir d’aimer ou d’être aimé puisque la Nocturne de Chopin pris plus un air de Silence de Beethoven hasardeux…
Rien ne m’empêchera, de garder de cette partition, les douces premières notes de Sérénade que nous avions composées à l’instar de Schubert…
Laisses donc l'Orage de Vivaldi gronder en toi pendant que je me retiens à la langueur du Clair de lune de Debussy…
Nous aurions au moins partagé une Poudre d’Or de Satie….
Et je t’en remercie infiniment...





Correspondance entre Soi


Juin 2000

Chère Ju'lyn de l’avenir,

Je ne sais pas quand est-ce que tu liras ma lettre, ni en quelle année tu seras et encore moins dans quel état tu te trouveras… et puis…. Seras-tu encore là ?

Peut-être que lorsque tu tiendras cette lettre entre tes mains, tu te rappelleras de moi. J’ai 15 ans et je suis en train de terminer ma troisième. L’année prochaine, je vais rentrer au lycée. Et j’ai peur… J’ai très peur… Je n’arrive même pas à imaginer comment est-ce que je vais réussir à vivre séparée de mon amie Celline ni de Madame Saf, ma prof de français. Te souviens-tu d’elles ?

En 15 ans d’existence à vivre comme un fantôme, à ne pas avoir le droit de dire ce que je pense ni ce que je ressens : tu sais bien que Madame Saf est la première personne à m’avoir regardée droit dans les yeux et à m’avoir demandé la raison pour laquelle j’ai redoublé ma quatrième. Assise à ma table de classe, je l’ai regardé un instant, tu te rappelles ? Puis j’ai souri de peur ou de honte, je ne sais pas trop, mais je ne savais pas quoi lui répondre. Que me veut-elle ? 

Je n’ai pas l’habitude que quelqu’un me regarde, que quelqu’un fasse attention à moi. Des voix résonnaient dans ma tête en boucle :

« Tu ne sers à rien. Tu es trop bête ! C’est pour ça que tu as redoublé…»

Elle a posé sa main sur la mienne, elle m’a souri à nouveau puis est repartie vers son bureau. Et depuis ce jour, quelque chose a changé dans ma vie… Durant mes deux dernières années de collège, elle a beaucoup prêté attention à moi. J’ai appris grâce à l’amour que je lui porte à aimer le français, à écrire, à partager avec elle mes écrits et mon histoire, cachée derrière des lignes de mots. 
Grâce à ça, j’ai pris conscience d’une chose terrible…

Tu sais, dès que je le pourrai je partirai de chez mes parents. J’en ai besoin, c’est vital, c'est comme un instinct de survie… Mais pour le moment, je ne peux pas. Je suis trop jeune, alors j’en rêve, j’en rêve de toutes mes forces. Mais en même temps, tu vois, j’en ai tellement peur… Rien qu’à l’idée de me séparer d’elle et de mon amie Celline me déchire le cœur… J’aime tellement venir au collège… je me sens tellement vivante ici… Effleurer à peine l’idée de partir au lycée, avec des nouveaux camarades, de nouveaux professeurs, je ne peux pas… Cela me tétanise…. J'ai l'impression que ce n'est pas réel, que cela ne peut pas arriver...
J’aimerai tellement pouvoir sentir que j’existe encore et toujours et c’est à travers ma prof de français que je le ressens. Alors partir vois-tu... je ne veux pas. Comment as-tu réussi à survivre sans elle ? Je n’arrive pas à m’y résoudre… C’est tellement dur…

Et toi qu’es-tu devenue ? J’aimerai savoir comment est-ce que tu as grandie… ce que tu as pu faire et tout ce que tu as pu vivre… Sortiras-tu de cette prison dans laquelle je me trouve trop souvent ?
Je rêve tellement d’être en paix, de pouvoir être heureuse, de faire quelque chose de grand, de comprendre le monde qui m’entoure. Tu sais, je me sens tellement incomprise, si peu écoutée que je n’ai pas envie que les gens puissent ressentir cela. C’est un poids tellement lourd à porter… Je ferai mon possible, tout mon possible pour tendre la main vers les gens, comme ma prof l’a fait avec moi, et j’espère vraiment que tu me suivras là-dedans !!

Le commerce, le commerce… on s’en fout du commerce !!! Ce n’est pas parce que toute ta famille fait du commerce que tu dois le faire !!! S’il te plaît, dis-moi que tu ne fais pas ça ! Dis-moi que tu es devenue professeure, pompière, policière ou psychologue, peu importe mais que tu ne feras pas de commerce. 
Dis-moi que tu vis ta vie comme tu l’entends et libre de la pression de notre mère, que tu as trouvé le moyen pour que tes frères finissent par t’aimer, te comprendre, partager du temps avec toi au lieu de te juger.

Et puis, j’espère que tu as maigri… que toute ta famille cesse enfin de t’appeler « Big mac », « cochon », « King Kong », « grosse vache ». Tu as un prénom et c’est Ju'lyn. Ju'lyn avec un Y. Est-ce qu'ils t'appellent maintenant ?
Parce que moi, ils ne s'en rendent pas compte à quel point ça me fait mal, à quel point leurs mots moqueurs sont blessants. Souvent, j'ai envie de partir, partir tellement loin, si loin que je pourrais disparaître...
Te rappelles-tu ? Même si souvent l’idée de mourir me traverse l’esprit… Je crois que si je t’écris aujourd'hui, c’est aussi pour me laisser la chance de vivre…

Alors, je ne sais pas à quel âge tu me liras, je ne sais pas si tu seras toujours-là, mais quelque part en moi… j’ai envie d’y croire. Rendez-vous dans quelques années... enfin je l'espère... et j'espère que tu prendras le soin de me répondre.


Ju'lyn.
Aujourd’hui deviendra le souvenir de demain.






 Novembre 2014.

Ma petite Ju'Lyn,

C’est drôle, il y a quelques semaines je pensais à toi et il a fallu que je reçoive un courrier venant d’une expéditrice du passé. Tu vois comme quoi, certaines choses ne s’effacent jamais même si on peut un instant les oublier. Quand j’ai tenu ta lettre entre mes mains, je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à toute cette période qu’est mon enfance, cette période qu’est ta vie en ce moment.

Et veux-tu savoir comment j’ai réagi ? Je peux te dire que mon cœur s’est rempli d’une tendresse et d’un amour profond pour toi. J’ai souri quand ton image s’est réfléchie dans mes pensées. Tu es une petite fille à qui on n’a pas donné les armes pour se confronter à la vie et pourtant crois-moi, tu es bien armée. Tu ne le sais pas encore, tu ne le sauras que bien plus tard, mais comme tu peux le constater, je suis encore là. Nous sommes en 2014, et si tu comptes bien, ta lettre a pris 15 ans à arriver jusque à moi. C’était le temps qu’il fallait, merci de m’avoir écrit.

Tu es encore en plein doute et dans des questionnements sur ton futur. Je sais que tu as peur, que tu n’arrives pas bien à te projeter, que ta famille ne t’aide pas beaucoup à appréhender la vie avec un peu plus de sécurité. Je me rappelle bien de toi et de cette période, je ne risque pas de t’oublier tant ta détresse est insoupçonnable. Ma tendre enfant, je voudrais que tu saches que ton cœur est fait d’or et que malgré tout ce que tu vas vivre, malgré les difficultés et souffrance que tu vas rencontrer, tu trouveras toujours cette petite lueur d’espoir pour les affronter. Tu rencontreras des personnes, qui comme Madame Saf, t’aideront à y voir plus clair. Ton chemin sera parsemé d’émotions. Tu ne sais pas encore les nommer, mais ça viendra. Tu trouveras encore et toujours une mère quelque part pour t’aimer et te donner la confiance dont tu manques aujourd’hui. Tu es belle, mais personne ne te l’a dit. Tu as des convictions et une humanité que personne ne t’enlèvera même si tu te battras pour ne pas les perdre...

Saches également que tu es loin d’être nulle. Tu es une petite fille très intelligente, mais il te faut trouver le moyen de le prouver car les personnes qui te disent le contraire ne te connaissent pas. Je te fais confiance, vraiment confiance. Tu as une force que toi-même tu ne sais pas. Les injustices que tu vas vivre te donneront cette force-là car même sans le savoir, tu es quelqu’un de très honnête envers toi-même et je sais que tu ne le perdras pas en chemin.

Ju'lyn, j’aimerai te donner des conseils, j’aimerai te dire tout ce que tu devrais éviter… Mais, je t’aime et je te fais confiance, et je sais que tout ce qui te manque aujourd’hui, tu le trouveras un jour au fond toi. Car tu vas t’enrichir de toutes tes rencontres, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, tu es armée pour toutes les sublimer. Tes doutes et tes incertitudes te mèneront loin. Tu dis vouloir faire quelque chose de grand… je te fais confiance pour cela.
Tu y arriveras.

Puis, sans te dire le métier que j’exerce car tu trouveras seule ta voie, je voudrais juste t’esquisser mon quotidien qui ressemble un peu à celui d’un professeur, d’un policier, d’un pompier et d’un psychologue. Alors tu vois, tu as toujours été là avec moi, tu ne m’as jamais quittée car « il reste toujours quelque chose de l’enfance, toujours. »
Sur ces mots, je te souhaite beaucoup de courage et tu vas en avoir. N’oublie jamais que le courage est un sentiment plus fort que la peur.

Je t’aime tellement fort.

Ju'lyn

samedi 27 octobre 2018

Je pressentais... l'Amour



C'est au milieu de mes révisions de droit que je viens me poser un instant ici... Une puissante énergie me parcourt le corps depuis quelques jours. Cette tension si palpable, agréable, douce et fougueuse à la fois a besoin d'être satisfaite par les mots.

Au mois d'Août dernier, suite au stage que j'ai effectué sur la reconnexion à sa féminité divine (ou quelque chose dans le genre, je ne m'en rappelle plus), un message clair et puissant m'avait alors traversé. J'étais allée chercher une sorte de pansement, le dernier qui me manquait, pour refermer la plaie de mon traumatisme d'enfance. A la fin du stage, une énorme vibration me faisait répéter les mots suivants... "Je sais qu'il arrive... l'Amour..." Je le criais même à mes co-stagiaires qu'il arrivait, sûre de moi. Certaine que ce pressentiment était réel, que je ne pouvais pas me tromper. Une sorte d'intuition !

Mais, je crois qu'en réalité, bien que je le ressentais profondément, je sous entendais également... "Ma foi ! Je suis prête à me laisser aimer.". J'étais en effet prête surtout à me l'autoriser. Mais, je visualisais réellement la présence d'un homme dans ma vie, réellement, comme s'il était déjà là... Bien que je vous ai parlé une ou deux fois de mon intention de trouver l'Amour (du couple évidemment !) je n'étais pas dans une recherche obsessionnelle. Et bien au contraire, j'avais posé cette intention, sans le chercher. J'avais posé cette intention, pour faire le point sur ma vie amoureuse, et notamment sur mon parcours de femme, d'enfant à travers mes liens d'amour, d'affection... Mais, je ne le cherchais pas, je me préparais à l'accueillir...

Aujourd'hui, j'ai des papillons dans le ventre, je me retrouve après de longues années de pause à revivre ce moment agréable de la séduction, je me surprends plus entreprenante que je n'ai pu l'être autrefois, fière d'être qui je suis avec mes belles petites rondeurs. J'aime l'idée de savoir qu'un homme est entré dans ma vie parce que je me sens prête à la Vraie Rencontre. C'est bien la première fois de ma vie que cette rencontre ne se fait pas sur la recherche d'une béquille, sur ma position de victime ni sur mon envie de trouver un sauveur ! 
C'est la première fois que je reste tout à fait la même, toujours aussi sincère mais surtout sans que je n'ai à surjouer, à porter de masque, ni à montrer de moi que la belle part de qui je suis.  

J'ai perdue l'effervescence de ma jeunesse, l'insouciance de me lancer dans une histoire en la pensant être celle qui sera L'HISTOIRE de ma vie. Je n'en suis plus là. Je ne me projette pas dans l'illusion, ni dans des espoirs projetés chez l'autre. Non. Je sens là-dessus que j'ai grandi. Je ne suis plus la même. Plus sage peut-être... Cet homme est de loin le plus différent des hommes que j'ai rencontrés. J'ai réussi à passer à travers le filet de ces hommes qui aux premiers abords m'attiraient mais qui avait souvent le même "profil psychologique", bien que nombreuses fois j'ai eu des occasions, j'ai préféré mon célibat que de répéter des schémas incessants. Je ne veux plus sauver, ni guérir personne, j'ai accepté avec humilité que je n'avais pas ce pouvoir-là. Sous une autre forme, je me suis respectée. Enfin !

J'aime l'idée pour le moment de vibrer, d'avoir quelqu'un à qui penser, avec qui partager et rire. Avec cette envie irrépressible d'assouvir des désirs que j'aime également laisser languir... Je pressens une possibilité de communication bienveillante, basée sur une écoute mutuelle...  mais bon, pour le moment, seule face à mes révisions, c'est l'image de son sourire généreux qui se dessine... 

Ju'Lyn est donc sous le charme !! 


dimanche 16 septembre 2018

Ego VS égaux...





Voilà deux semaines qu'un autre rythme de vie a commencé pour moi... Bibi est partie pour 3 ans de formation. Double cursus, double travail... pour un cerveau qui n'a plus 20 ans... Mais dans l'ensemble, je me sens sereine... Un tel chemin parcouru depuis ces dernières années m'a appris à prendre les choses comme elles viennent, à seulement faire en sorte de donner le meilleur de moi-même pour ne pas regretter si je venais à ne pas atteindre mon objectif. 

Alors, certes y'a un travail conséquent personnel à fournir, et moins de temps pour m'adonner à mes activités préférées, mais il n'en reste pas moins que l'écriture restera ma priorité parmi toutes les activités que j'aime...

J'arrive désormais dans un autre cadre de vie, un nouveau rythme, de nouvelles têtes et de nouvelles rencontres. Et un endroit extraordinaire pour observer les gens, le fonctionnement des gens... 

Cela me rappelle la première fois où je suis entrée en formation pour adulte. Je vivais cela comme quelque chose de magique, et naïvement, je me souviens encore à quel point je pensais que nous étions là pour vivre la même chose... Nous étions censés, avec les personnes de ma promotion, avoir les mêmes valeurs de partage, d'échange et surtout d'amour pour l'autre.

A cette époque-là, j'avais déjà très vite déchanté face à certains comportements jugeant et moqueur. Cela souvent en ma direction... Je ne savais pas forcément ce que je dégageais et ce que je pouvais renvoyer aux autres qui faisait que j'attirais à moi, toujours ce genre de situation. Néanmoins, ma seule défense était d'être dans l'amour. Je me souviens encore d'une amie en formation qui me disait à cette époque qu'elle ne comprenait pas comment je faisais alors que ces personnes avaient de mauvaises intentions à mon égard. 

Aujourd'hui, vivant à nouveau cette situation, je comprends que je n'étais pas seulement dans l'amour de l'autre, mais aussi parce que sans le savoir, j'avais intégré une chose essentielle... Ce que ressentent les gens à mon égard ne m'appartient pas... Aujourd'hui encore, j'ai ce sentiment étrange que ma lumière dérange... 

Cette lumière dont je parle n'a, me semble-t-il, aucune connotation égotique. Je suis plutôt en phase avec moi-même, je me sens heureuse dans ce que je suis en train de vivre. J'ose Être, penser et dire qui je suis à travers mon rapport au monde et aux autres, et il me semble que c'est cela qui dérange... Dans la majorité des cas, je me rends compte que je fédère sans le vouloir, les personnes me reconnaissent assez rapidement comme une "leader" alors que je ne cherche pas "consciemment" cette place. 
On disait par ailleurs de moi, à l'époque de cette ancienne formation, que j'étais un grand pilier de la promo... Cette image-là qu'on avait de moi est restée en moi jusqu'à aujourd'hui parce que moi-même je ne voyais pas en quoi... Aujourd'hui, les choses commencent à se dessiner, à prendre sens. 

Juger l'autre, c'est se juger soi-même... Dire que l'autre est mauvais revient donc à dire que "moi" je suis bon... Il me paraît dans ce cas évident que je deviens le réceptacle du manque de confiance de l'autre, j'ai l'impression de me retrouver face à des personnes qui n'ont pas encore fait la paix avec leur égo.

Je ne suis pas mère Thérésa, et j'admets que pour pouvoir être dans l'amour de l'autre, il m'a été nécessaire, durant ces jours passés, d'accepter d'être agacée par ces comportements de lycéens, de comprendre ce qui se joue en moi, en eux pour ensuite agir en conscience. Alors que certains de mes collègues de formation voudrait réagir au quart de tour, ils ne comprennent pas comment j'arrive à rester aussi zen face à ces agressions. J'ai conscience que cette minorité, ce petit groupe m'a ainsi prise pour leur bouc émissaire, bien que je ressens que cela les agace du fait que cela ne m'atteigne pas. 

Je ne souhaite pas entrer en guerre mais ne laisse pas les attaques sans réponse, cela n'a rien de proactif. Je donne à réfléchir et cela agace, j'interroge des comportements, j'évite au mieux de juger. J'essaie de comprendre. 

Néanmoins, une question se pose... ai-je suffisamment de recul ? Où se situe mon égo dans tout ça ?
Si je ressens aujourd'hui le besoin de poser des mots dessus, c'est bien que les comportements de l'être humain, et les miens également, attirent un grand intérêt chez moi...
Ai-je à revoir ce qui chez moi provoque toujours ce type de réaction ?
Ou est-ce qu'un grand groupe fonctionne toujours ainsi ? 
Quelle est donc cette place que j'occupe et qui dérange ? 
Tiens donc, j'irai bien me trouver des lectures sociologiques sur la dynamique de groupe....